STX : L'État s'engage à raison de 33% du capital
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STX : L'État s'engage à raison de 33% du capital

À la faveur d'une augmentation de capital, l'État français devient le deuxième actionnaire de STX, ex-chantiers de l'Atlantique.

Le feuilleton continue. La réponse à Jacques Auxiette, président de la région Pays-de-la-Loire, qui se demandait comment l'État allait stabiliser le capital de STX (voir le JDE 56 du 5novembre, page15) ne s'est pas fait attendre. L'Élysée a en effet annoncé le 6novembre une augmentation de capital de 110M€. Ce qui permet une redistribution des cartes: 50,01% pour STX, 33,34% pour l'État et 16,65% pour Alstom. Un scénario en rupture avec l'engagement initial de l'État de prendre 9% du capital de STX puis, à terme, les 25% d'Alstom. Au lieu de se contenter d'une minorité de blocage, il devient carrément deuxième actionnaire. L'Élysée entend ainsi peser sur les «décisions critiques, qu'il s'agisse du management ou des grandes évolutions de l'outil industriel et du capital» de STX, qui, comme le stipule un communiqué élyséen, dispose «d'une qualité unique d'ingénierie navale et d'un outil industriel unique en Europe qui doit être valorisé». À l'horizon 2012, en fonction des performances de STX, l'État pourra injecter un montant maximum supplémentaire de 83,3M€. Les chantiers navals de Saint-Nazaire et de Lanester, qui emploient au total 6.000 salariés avec les sous-traitants, viennent par ailleurs d'être officiellement rebaptisés STX France Cruise SA. À l'intérieur du groupe STX Europe ASA, Saint-Nazaire, dont le conflit avec le croisiériste américain NCL gèle actuellement une partie de l'activité, sera le constructeur exclusif de paquebots. Le site de Lanester est davantage dédié aux ferries.

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