CDS Soft, la nouvelle entité spécialisée dans l'ingénierie des technologies de l'information du groupe Studiel est opérationnelle depuis 2013. Le groupe a étoffé son offre en informatique pour élargir sa gamme de prestations. Limitée au départ à l'informatique industrielle, elle intègre aujourd'hui l'informatique de gestion, le développement et le support aux directions des systèmes d'informations. « Nous avons repris pour cela une société qui avait été créée par un ancien de Studiel, son équipe a été étoffée et compte une vingtaine de personnes », précise Jean-Pierre Savarino, président de Studiel. CDS Soft vient compléter les trois autres pôles d'activités, électronique, mécanique et production, qui composent le groupe.
La culture projet ADN du groupe
Anticiper les mutations industrielles pour rester dans la course, Jean-Pierre Savarino n'a jamais dérogé à cette stratégie qui lui a permis de transformer Studiel, simple bureau d'études à son lancement, en 1992, en un groupe d'ingénierie qui se distingue par « une offre de service globale ». De la rédaction du cahier des charges à la mise en production après les différentes étapes de tests et validation, les équipes, près de 250 personnes sur six sites (Villeneuve-Loubet, Cannes, Toulouse, région parisienne, Madrid et Cardiff), peuvent répondre aux besoins de grands donneurs d'ordres comme de PME. Aéronautique, spatial, transports, défense, télécoms et semi-conducteurs constituent les principaux secteurs d'activité couverts par le groupe. Cette diversité sectorielle a permis à Studiel qui comptait parmi les sous-traitants de Texas Instruments d'amortir le choc de la fermeture du site de Villeneuve-Loubet par le géant américain des semi-conducteurs. Mais son principal atout, c'est sa structure verticale avec un pôle production intégré (sur les sites de Villeneuve-Loubet et de Cannes) qui permet de prendre en charge un projet de sa conception à la fabrication. « La culture projet fait partie de l'ADN du groupe », insiste Jean-Pierre Savarino. De 5.000 à 10.000 produits sortent chaque mois des chaînes de production, des prototypes, des petites séries, qui requièrent une expertise particulière en électronique ou câblage. « Certains de ces produits sont mêmes exportés en Asie, nous validons pour le compte de donneurs d'ordres tout le processus de fabrication avec transfert de savoir-faire aux équipes qui sont sur place », explique Bruno Hennetier, directeur général.
Au service de l'innovation
Chaque année, Studiel investit de 200.000 à 300.000 € en moyens industriels et licences pour disposer d'un outil de production au meilleur niveau et répondre aux exigences de ses clients, ce qui lui permet d'être référencé par des groupes comme Thales, Schneider Electric, Alcatel Lucent, Siemens, Free Scale etc. « Notre organisation et notre expertise nous permettent de nous positionner en interlocuteur unique, ce que recherche aujourd'hui nombre de grands donneurs d'ordres », analyse Bruno Hennetier. Les PME y trouvent aussi leur compte, en particulier pour les projets innovants qu'elles n'ont pas les moyens de réaliser en interne. Fort de cette capacité d'innovation, Studiel est régulièrement associé à des projets emblématiques comme celui du coeur artificiel (pour le volet électronique) mis au point par la start-up Carma ou encore les lunettes actives 3D adaptées à tous types d'écran du Français Volfoni.
Référencé par l'Agence spatiale européenne
L'international représente 10 % du chiffre d'affaires du groupe. « Quand la crise a frappé, nous avons cherché à trouver de nouveaux marchés pour réduire les risques et être prêts dès le redémarrage de l'économie. Nous avons ouvert avec le soutien de la COFACE une agence commerciale à Cardiff en 2009 et une autre à Madrid en 2010, de grands comptes y sont installés, en particulier dans le spatial », explique Jean-Pierre Savarino. Si Madrid reste en veilleuse compte tenu d'une économie ibérique en berne, la présence à Cardiff a permis à Studiel d'être référencé par l'Agence spatiale européenne et de signer deux contrats. Le groupe fait ainsi partie des huit sociétés européennes qui travaillent ensemble dans un programme-cadre de recherche européen (SPARTAN) sur un projet d'atterrisseur martien. Ce sont les équipes du pôle mécanique de Studiel qui ont la charge de la conception, de la réalisation et de la qualification de la structure qui favorisera un atterrissage en douceur des futurs vaisseaux dédiés à l'exploration d'autres planètes, dont Mars, la rouge.
Studiel
(Villeneuve-Loubet) Dirigeant : Jean-Pierre Savarino CA consolidé 2013 : 17 M€ Effectif groupe : 250 personnes Tél. : 04 92 02 45 34 @email