Ancien dirigeant d'une entreprise d'emballage, Thierry Kammermann a repris en 1997 un atelier de sérigraphie textile, au sein duquel il a développé plusieurs marques à connotations ?régionales?, dont deux existent toujours: L'insulaire et, bien entendu, Le Marseillais, qui a fait la renommée de la société. «Aujourd'hui, la sérigraphie proprement dite ne représente que 35% de notre activité, explique Thierry Kammermann. Le Marseillais génère les 65% restants». Produit de bord de mer par excellence, la marque Le Marseillais, qui se décline pour hommes, femmes et enfants, est positionnée moyen de gamme. «Mais nous montons tout doucement en gamme, afin de trouver davantage de rentabilité», confie le dirigeant de la société STK. Fabriquées pour un tiers à Marseille, les pièces sont également produites dans d'autres régions de France, mais aussi au Maroc, en Tunisie et en Turquie.
Succès sur le Vieux-Port
Comme bien d'autres, en 2009, la marque a subi ce que son dirigeant nomme un «coup de frein»: «Nous disposons traditionnellement d'un petit réseau de distribution multimarques, principalement en Paca, et réalisons également certaines ventes par le biais de notre site internet, en ligne depuis un peu moins de deux ans. Nous sommes également présents à l'export, mais de manière très marginale, au Japon, en Australie, en Suisse et en Europe du Nord. Dès 2008, nous avions envisagé de passer de trois à quinze boutiques en propre. Mais malheureusement, début 2010, au vu des pertes enregistrées par nos nouvelles boutiques de Sanary-sur-Mer et Aix-en-Provence, nous avons été contraints de les fermer». Rouverte provisoirement sous la forme d'un magasin ?fin de séries?, la boutique aixoise est toujours destinée à être revendue. «En revanche, l'enseigne que nous avons ouverte sur le Vieux-Port, à Marseille, en décembre2009, fonctionne très bien, assure Thierry Kammermann. Aujourd'hui, il nous faut nous repositionner, nous refaire une santé avant de repartir sur un nouveau projet de développement».
La marque de prêt-à-porter Le Marseillais, portée par la société STK, entreprend aujourd'hui de se repositionner, après avoir subi en 2009 un «coup de frein», avec la fermeture d'une boutique à Sanary-sur-Mer.