STII : L'entreprise de maintenance et d'ingénierie met en place un plan social
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STII : L'entreprise de maintenance et d'ingénierie met en place un plan social

Basée à Tourville-la-Rivière, STII, entreprise de travaux et d'ingénierie industrielle subit le choc de la crise. Pour tenter de passer le cap, son responsable met en place un plan social.

Jusqu'à la reprise de la société par Michel Danguy en 2005, STII est une entreprise qui vit essentiellement d'une activité dédiée aux bateaux, notamment les méthaniers: «Mais les bateaux sont partis en Asie. J'ai alors booster les activités de maintenance et d'ingénierie». Des activités jusque-là en sommeil: «En 2004, les deux tiers du chiffre d'affaires étaient réalisés grâce à l'activité méthanier. En 2007, la totalité de ces trente millions était réalisée grâce à la maintenance et l'ingénierie», explique le responsable.




Des activités moins rentables

Avec le début de la crise en 2008 et la baisse des investissements, l'activité ingénierie se trouve affectée directement. Fin 2008, la société ne réalise déjà plus que 21M€ de chiffre d'affaires: «Et pour 2009, nous n'avons plus de commandes en ingénierie. Cette année, nous ferons seulement 10M€ de chiffre d'affaires en maintenance et 5M€ en ingénierie. Il fallait donc faire quelque chose». Après analyse, la direction décide de couper totalement l'activité ingénierie: «Car on n'est pas un grand groupe, on n'a pas de trésor de guerre. On subit le second choc de la mondialisation. D'abord nos bateaux sont partis en Asie et maintenant cette crise de l'ingénierie avec des entreprises qui attendent et gèlent les investissements».




Le plan social

Lancé il y a deux mois, le plan social affecte 44 salariés de STII. Sur un total de 200 employés, l'entreprise devrait conserver 145 personnes au total: «Je sauve les personnels de chantier en tentant de les reclasser en maintenance, et puis, il y a eu des départs». La maintenance, une activité où les clients restent fidèles et la rentabilité relativement bonne. Mais pour les salariés touchés par la restructuration, la pilule est amère: La CGT a déclenché un référé pour casser le plan pourtant validé par le CE, mais ils ont été déboutés. Nous essayons de faire au mieux avec une cellule de reclassement et une prime de départ. Aujourd'hui ma bagarre c'est de tenter de trouver un prêt de 2,5M€ pour passer juillet et août. Il faut que les banques nous aident». Les premiers départs sont prévus le 15juillet, puis de manière échelonnée jusqu'en novembre.



S.C

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