Start-ups et grands groupes : 80 conseils pour améliorer les relations

Start-ups et grands groupes : 80 conseils pour améliorer les relations

La tendance est réelle. Les grands groupes français ont besoin de l'apport en innovation et en réactivité des start-ups. Sur la seule année 2015, huit accélérateurs et quatre fonds de corporate venture ont ainsi vu le jour dans les groupes du Cac 40 français. Mais si la "fertilisation croisée" est tentante, les succès dépendent de la relation "gagnant gagnant" et de la capacité d'adaptation réciproque à une culture éloignée.

Mais comment améliorer et développer les relations entre les grands groupes du Cac 40 et les start-up ? Le corporate venture, qui n'est qu'un seul aspect du large spectre de partenariats possibles entre les uns et les autres, est encore peu développé en France. Selon une étude complète réalisée par
Raise et
Bain & Company, le pourcentage de grands groupes ayant un fonds de corporate venture est deux fois plus élevé aux Etats-Unis qu'en France. La France est donc en retard, même si elle le rattrape.
En effet, sur la seule année 2015, pas moins de huit accélérateurs et quatre fonds de corporate venture ont été lancés par les entreprises du Cac 40. En cinq ans, la part des entreprises ayant lancé un incubateur, accélérateur ou "lab" a été quasiment multipliée par dix. La tendance est donc bien réelle.



Mais quel est l'intérêt ? Si la création d'entreprise se porte bien en France, le "tunnel de la mort" est redoutable. 50 % des entreprises meurent dans les cinq ans de leur création. Or, selon l'étude,
dans 93 % des cas, être en relation avec une grande entreprise a une influence positive sur la croissance de la jeune société. Nombre de grands groupes du Cac 40 sont conscients de la capacité de disruption rapide de certaines start-up et souhaitent bénéficier de leurs compétences et de leur réactivité. D'où des échanges de plus en plus nombreux. Mais réussir sa collaboration s'apprend pour éviter les innombrables écueils qui conduisent tout droit à l'échec.



Les auteurs de l'étude " David avec Goliath, l'alliance des grandes et des jeunes entreprises" , ont mené une série de 50 entretiens auprès de grands groupes, des entretiens approfondis avec des fonds d'investissements, incubateurs, pouvoirs publics... Et un sondage Opinionway mené auprès de 126 fondateurs ou dirigeants de jeunes entreprises. Il en ressort une liste de préconisations pour améliorer l'efficacité des relations entre start-up et grands groupes. Par exemple :



> Partir d'emblée sur une relation " win-win" qui est l'apanage des réussites en la matière.

> Créer des procédures allégées pour les jeunes entreprises.

> Limiter les délais de paiement pour les start-ups.

> Favoriser l'embauche dans les grands groupes d'anciens entrepreneurs ayant réussi ou échoué.

> Soigner la transparence en amont : clarifier les agendas, les contraintes, les processus de décision...



L'étude dresse ainsi 81 préconisations et pistes de réflexions pour les grandes entreprises, les jeunes entreprises et les pouvoirs publics. Parmi les groupes français les plus en avance, l'étude cite Total et Orange.