Labellisé French Tech, un signal envoyé aux investisseurs pour indiquer le potentiel d'innovation d'un territoire et la présence de start-up prometteuses, le Pôle métropolitain Strasbourg-Colmar-Mulhouse bénéficie du soutien d'Orange dans le déploiement de sa force de frappe. Le géant français des telecoms et le pôle métropolitain ont en effet signé une convention dans le but de soutenir l'écosystème alsacien. « Beaucoup imaginent la French Tech en ne parlant que de start-up. Pourtant, il faut un partenariat avec des entreprises et à travers cette convention, Orange en fait partie » souligne Luc Soler, directeur scientifique de l'IHU Strasbourg. Orange et le Pôle métropolitain espèrent ainsi créer les conditions favorables à l'accélération de la croissance des start-up et leur faciliter l'accès au marché.
500 start-up dans dix ans
Et la barre est haute, l'objectif visé par la French Tech Alsace est de compter 500 start-up d'ici 10 ans et de faire émerger cinq pépites à la carrure internationale. Pierre Louette, directeur général délégué d'Orange, souligne « qu'Orange et les start-up, c'est une histoire ancienne, tissée d'une tradition de recherche. Dans les telecoms, nous avons une habitude interne de dépôts de brevets mais nous faisons aussi de l'open innovation. S'engager ensemble dans ce partenariat illustre l'implication d'Orange aux côtés de la French Tech alsacienne. La convention vient couronner un mouvement qui a déjà commencé ».
Dynamisme de l'écosystème
L'accompagnement des participants aux start-up week-ends par des coaches d'Orange, l'organisation des sessions de start-up days d'Orange ou encore le soutien au festival du numérique Bizz and Buzz en Alsace en sont des illustrations. L'équipement 100 % fibre des bâtiments « totem » de la French Tech, tels que le Shadok à Strasbourg, le KM0 à Mulhouse ou encore le futur technoparc sur le campus des technologies médicales complète, entre autres, la palette. Au niveau national, Orange déploie en effet, sur fonds propres, un réseau 100 % fibre dont la fiabilité et la rapidité doivent répondre aux besoins d'usage des entrepreneurs et des industriels. Les entrepreneurs semblent déjà apprécier la dynamique régionale de l'écosystème French Tech. Jérôme Scalia, fondateur et CEO de la start-up Awaken, qui développe un boîtier connecté pour sauver des vies en cas d'accidents de la route, ne manque pas de le préciser : « En Alsace, une start-up peut grandir avec des acteurs locaux et n'est pas obligée d'aller à Paris pour travailler avec des grands groupes ».
Fonds d'investissement
Le groupe Orange dispose d'une enveloppe financière de 100 millions d'euros pour investir, sur cinq ans, dans les jeunes pousses d'avenir. Le groupe investit également dans les start-up africaines des télécommunications. Investir sur ce continent est un enjeu important pour le groupe, qui est opérateur dans 21 pays africains. Enfin, le groupe Orange dénombre dix accélérateurs de start-up au niveau mondial.