La bonne nouvelle avait été annoncée quelques jours à peine avant l'édition annuelle du salon E-commerce de Paris, l'événement incontournable de la rentrée. La société dirigée par Olivier Martineau a conclu au coeur de l'été une seconde levée de fonds auprès de financeurs multiples dont le fonds GO Capital qui avait déjà injecté 250.000 euros dans la société en 2012.
« Aller plus vite et plus loin »
Outre l'investissement du fonds à hauteur cette fois-ci de 450.000 euros, Olivier Martineau a pu compter sur l'apport (50.000€) d'un « business angel historique » ainsi que sur le soutien conjoint de la région Haute-Normandie et de BPI France (400.000€). Au total, le tour de table permet à Spread Apps de récolter 900.000 euros pour financer ses développements à venir. « En 2012 la première levée de fonds correspondait à de l'amorçage, explique le dirigeant. Et nous avons depuis réussi à délivrer ce que nous avions prévu. Aujourd'hui, nous voulons accélérer les choses, aller plus vite et plus loin ! » À l'origine « Spread Button », la solution (« Spread ») développée par Olivier Martineau et ses équipes aide les e-commerçants à recentrer leur stratégie marketing autour du client, bien plus que sur le produit lui-même : « l'exemple typique, c'est celui d'une plaquette qui décrit un produit avant d'expliquer à quoi il peut servir ! Nous, nous proposons aux e-commerçants de mieux connaître ses clients, et ainsi de mieux les fidéliser ». Spread s'attache à toutes les sources d'information potentielles, réseaux sociaux, sites web, e-mail ou encore téléphones portables à travers lesquels la marque communique avec ses clients. « L'enjeu est de construire une famille de clients ; des clients dont on fête l'anniversaire, pour lesquels on propose des événements marchands, à qui on demande leur avis... etc. On développe ainsi une communauté, un attachement à la marque », expose Olivier Martineau. Et après ces étapes nécessaires que sont la rencontre et la meilleure connaissance du client, vient le temps de la fidélisation.
Élargir l'offre aux magasins physiques
Désormais, avec des moyens renforcés, la start-up envisage de développer ses outils de « fidélisation » de manière plus large : « nous devons aller plus loin en accompagnant par exemple des magasins physiques en travaillant sur les potentialités de la carte de fidélité. « Assez peu d'enseignes ont une réelle stratégie dans ce domaine », note le dirigeant qui veut proposer des solutions davantage adaptées à des réseaux qu'à des commerçants indépendants.
Guillaume Ducable
l'enjeu L'éditeur de CRM à destination des e-commerçants vient de réaliser une seconde levée de fonds qui permet d'injecter près d'un million d'euros dans l'entreprise. Objectif : passer de 100 K€ à 5 M€ de CA dans les deux ans.