Speed Burger : Encore de l'appétit après 15 ans
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Speed Burger : Encore de l'appétit après 15 ans

Speed Burger, l'enseigne de livraison de burgers à domicile, fête ces 15 ans ce mois-ci. Créée à Angers, l'entreprise compte disposer de 80 magasins en 2015.

Débutée il y a cinq ans, l'aventure du réseau de franchisés Speed Burger ne semble pas prête de s'arrêter. En tout cas, l'enseigne nationale de livraisons de burgers à domicile a toujours faim. Celle qui compte aujourd'hui 40 points de vente dans l'Hexagone fait le pari de doubler ce chiffre en 2015, avec notamment des installations dans l'Est. «Nous recevons 400 à 500 demandes de franchisés par an, mais environ 45 sont réellement sérieuses. Le concept marche, c'est prouvé. Dès la première année, la rentabilité d'un franchisé tourne autour de 10 à 12%», avance Bruno Bourrigault, fondateur et gérant de Speed Burger avec Lotfi Youcefi. Droit d'entrée plus apport personnel, le futur franchisé investit entre 60.000 et 100.000euros, pour une redevance oscillant entre 3 et 5% du CA HT selon la taille de la ville. Pour Speed Burger, 2010 a coïncidé avec une croissance de 6% à périmètre constant mais en légère diminution, effet crise oblige selon le dirigeant. Pour contrecarrer cette tendance, Speed Burger mise sur des campagnes événementielles autour du lancement de nouveaux produits (burger au foie gras...), sur du marketing direct (sms, boîtes aux lettres) mais surtout sur son site internet qui représente aujourd'hui 30% des ventes!




Taille critique?

Des grandes agglomérations de 100.000 habitants et plus au départ, Speed Burger a fait évoluer son déploiement vers des villes de 50 à 70.000 habitants comme La Roche-sur-Yon et Angoulême. Mais 2011 devrait tout de même coïncider avec l'apparition de doublons à Nantes, Bordeaux ou Marseille. Si Bruno Bourrigault assure «qu'il n'y a pas de course au développement», jusque-là, le gérant de 49 ans sait aussi que la taille critique de l'entreprise en terme d'autofinancement approche. Dragués par des investisseurs, les associés n'ont pas encore succombé. «On a encore le temps mais à court terme on devra évidemment réfléchir aux besoins de financement. À ce moment-là, on se mettra autour d'une table pour décider si on fait le grand saut ou pas. On a encore plein de choses à faire.»

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