Sophia : Echanges courtois avec Benoît Hamon
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Sophia : Echanges courtois avec Benoît Hamon

Réseau Venu plaider la biodiversité économique, le ministre a échangé avec des dirigeants sophipolitains sur l'économie sociale et solidaire et la fiscalité des PME.

La rencontre fut courte. Une heure montre en main. Trop peu pour un véritable échange «libre et franc» souhaité par le ministre délégué à l'Économie Sociale et Solidaire et à la Consommation, venu plaider le 18octobre dernier la biodiversité économique lors d'une table ronde organisée par le Club des Dirigeants de Sophia Antipolis. De quoi cependant ouvrir le débat sur cette Économie Sociale et Solidaire (ESS) qui représente 46.500 établissements et 13% de l'emploi privé en Paca. «Avec plus de 3,4milliards d'euros de salaires bruts distribués, elle constitue une force économique régionale à part entière», a tenu à préciser Marc Daunis, sénateur-maire de Valbonne et président d'un groupe de travail dédié à l'ESS au Sénat.




Cohabitation nécessaire desdeux modèles économiques

À l'échelle nationale, l'ESS représente 10% du PIB pour 2,4millions d'emplois. «C'est pourquoi, au regard de notre stratégie de croissance, nous ne voulons pas faire l'impasse sur ce modèle économique-là. Nous allons ainsi permettre à ces structures, coopératives, mutuelles ou associations, d'être éligibles au financement notamment à travers la Banque publique d'investissement», a souligné Benoît Hamon. Le ministre a par ailleurs insisté sur le fait qu'il n'y avait pas un modèle économique vertueux, l'entreprise sociale et solidaire, et un modèle vicieux, l'entreprise classique, mais «une nécessaire cohabitation des deux modèles». Et le ministre de prendre l'exemple du secteur du recyclage, où Emmaüs et Véolia coexistent et doivent continuer de coexister.




Concurrence, fiscalité et reprise d'entreprise

Face à lui, dix-huit chefs d'entreprise sophipolitains, favorables au système ESS. Parmi eux, Norbert Monteux, dirigeant de l'imprimerie Norma Color, a toutefois témoigné sur la concurrence déloyale de certaines entreprises d'insertion par l'activité économique qui peuvent impacter l'activité des entreprises marchandes. Yvon Grosso, président de l'UPE 06, fidèle à son cheval de bataille, a attaqué en bonne et due forme sur la défiscalisation des heures supplémentaires et l'augmentation du forfait fiscal. Enfin, Bernard Kleynhoff, président de la CCI, a quant à lui parlé de l'ESS comme l'une des solutions à la problématique de la reprise d'entreprise. La chambre consulaire azuréenne ayant signé en début d'année un partenariat allant en ce sens avec la fédération des Scop. À ce sujet, le ministre a confirmé la volonté du gouvernement «de faciliter la reprise d'entreprises en bonne santé par les salariés en créant un nouveau modèle coopératif dans lequel la prise de risque ne sera plus dissuasive.»

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