Le feuilleton Atman vs Ministère de la Santé touche à sa fin. Une fin victorieuse pour le centre de formation sophipolitain d'ostéopathie. Car après l'obtention d'un agrément provisoire, accordé par le Conseil d'Etat, qui lui a permis d'assurer la rentrée 2015, Atman vient d'annoncer avoir récupéré son agrément définitif, et ce pour une durée de cinq ans.
La décision de la Commission Nationale d'Agrément met fin à une période d'incertitude provoquée par la celle du Ministère de la Santé, en juillet dernier, de ne pas renouveler son agrément, mettant ainsi en péril l'école fondée par Marc Bozzetto il y a plus de 40 ans à Mougins. Elle avait donné lieu à une forte mobilisation de l'ensemble du territoire, étudiants et parents, mais aussi chefs d'entreprise et élus montés au créneau pour défendre l'école azuréenne. Il faut dire que l'établissement, qui accueille chaque année 450 étudiants pour un chiffre d'affaires de 3,5 M€, avait peu à peu pris de l'envergure jusqu'à investir en 2011 une enveloppe de 9 M€ dans un nouveau campus de 12.000 m² à Sophia Antipolis, inauguré en grandes pompes à la rentrée 2012. A la même période, Atman se rapprochait des entreprises azuréennes en leur proposant une offre dans le cadre de la prévention des risques professionnels et du traitement des troubles musculo-squelettiques (TMS). Plus récemment, c'est vers le wellness que s'orientait la stratégie de développement du centre, avec l'ouverture en 2014 d'un ostéo-spa, prélude d'une offre globale de détoxination, calquée sur le modèle Merano, pour attirer les sportifs de haut niveau accompagnés de leur staff.
Avec cet agrément récupéré, l'école "retrouve sa place légitime dans le paysage des écoles pleinement agréées", indique la direction du centre. "C’est aussi une revanche pour notre beau territoire azuréen, qui s’était vu sacrifié face aux enjeux marseillais l’an passé". En effet, le nombre de places supprimées à Sophia Antipolis correspondait au nombre de places ouvertes dans la nouvelle école de Marseille. Si "les dommages humains et économiques dus à cet électrochoc du 8 juillet 2015 laisseront des traces dans la vie de notre entreprise", parions qu'elle saura les effacer et se relancer sur une nouvelle dynamique.