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Sol Violette : Une monnaie éthique lancée à Toulouse
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Sol Violette : Une monnaie éthique lancée à Toulouse

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE La Ville de Toulouse adopte le Sol. Cette monnaie complémentaire vise à favoriser les échanges locaux et responsables.

Début mai ou au plus tard avant l'été, les Toulousains pourront payer leur titre de transport Tisséo, leur entrée à la piscine ou leur abonnement à la médiathèque avec des Sols. Cette monnaie complémentaire, initiée en 2006 par Patrick Viveret, philosophe et ancien conseiller à la Cour des comptes, est déjà utilisée dans cinq régions en France. L'objectif est de «contribuer au développement d'une économie fondée sur des valeurs écologiques et sociales ainsi que sur le renforcement des coopérations territoriales».




Une particularité toulousaine

À Toulouse, l'idée d'une expérimentation est dans les tiroirs depuis de nombreuses années mais n'avait jusqu'à aujourd'hui pas abouti. Si elle voit le jour aujourd'hui, c'est parce que la Ville de Toulouse croit aux valeurs véhiculées par cette monnaie. «Nous souhaitons amener la population à prendre conscience que l'argent n'est pas une fin en soi. Le Sol est un moyen de consommer localement et de manière plus responsable. La municipalité a ainsi investi 120.000€ dans cette expérimentation » explique Jean-Paul Pla, conseiller municipal délégué à l'économie sociale et solidaire. Si dans la plupart des régions françaises, les utilisateurs du Sol - appelés solistes - payent grâce à une carte à puces, ce sera différent dans la Ville rose. Les Toulousains pourront en effet payer soit grâce à leur téléphone portable soit avec des billets. «Ils seront fabriqués avec de l'encre végétale et du papier recyclé. De plus, ils pourraient être sécurisés grâce à l'innovation du code à bulles développée par la société montalbanaise Prooftag», explique Frédéric Bosqué, coordinateur Sol Midi-Pyrénées.






Acteur du développement local

Si cette monnaie vise à promouvoir les acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS), toute entreprise en phase avec les valeurs de l'ESS peut demander à utiliser ce mode de paiement. Pour Dominique Platon, fondateur de Mobilib, société coopérative d'intérêt collectif qui propose un service d'autopartage à Toulouse, le Sol est une bonne idée mais il faut rester prudent. «Sur le plan philosophique j'adhère, mais il faut veiller à ce que les procédures ne soient pas trop compliquées. Nous sommes en train de transformer une utopie en réalité et nous travaillons tous pour que ce soit un succès», conclut-il.

SOL VIOLETTE



www.sol-violette.info www.sol-resau.org

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