Installé à Saint-Gilles, Sodicome a inauguré le mois dernier son nouveau centre de traitement de déchets. Spécialisé dans la collecte des déchets d'activités de soins à risques infectieux (DASRI), l'entreprise fondée par Philippe Le Hannier en 1994 prend une nouvelle dimension avec un centre de traitement novateur dernière génération. Le premier de ce type en France. La PME bretonne, qui emploie 26 salariés, a désormais une capacité de traitement de 3.000 tonnes de déchets médicaux par an.
2,8 M€ financés par tous les échelons
Moyennant 2,8 millions d'euros d'investissement, Sodicome va permettre à la Bretagne de traiter sur son sol 100 % des DASRI produits. Jusqu'à présent, les DASRI étaient éliminés principalement par l'incinérateur de Brest, mais aussi par les banaliseurs détenus par les hôpitaux de Saint-Brieuc et Vannes. Co-financée par le Feder, Rennes Métropole, la Région et Nestadio Capital (Florent de Kersauson) - qui est également actionnaire de Sodicome - l'installation utilise une technologie innovante par désinfection pour le traitement des déchets issus des hôpitaux, laboratoires, cabinets médicaux etc. : seringues, plastiques, boîtes de pétri, filtres d'hémodialyse...
Des micro-ondes à la banalisation
Grâce à ce traitement, les déchets sont soumis à des micro-ondes (100ºC pendant une heure) et transformés en en broyat inerte, qui peut être recyclé sur place et utilisé par exemple en chaufferies urbaines pour son pouvoir calorifique fort. Autre atout pour ce procédé dit de " banalisation " : il réduit le transport de produits dangereux et donc leur impact sur l'environnement. Car beaucoup de déchets étaient auparavant acheminés par camion vers des incinérateurs des régions voisines (Le Mans, Nantes et Caen notamment). « Avec cet outil, nous souhaitons devenir un acteur incontournable de la collecte des déchets médicaux, espère Philippe Le Hannier. D'autant que son atout est environnemental, écologique mais aussi économique : le coût de traitement pour le client est en effet réduit de 30 à 40 %, et hors écotaxe sur le transport ».
Atouts environnementaux
Pour le client, l'impact sur l'environnement est donc important, d'autant plus que le broyat n'est plus considéré comme un déchet, mais comme un matériau. « Sodicome nous montre que l'on peut constamment traiter mieux et inventer de nouveaux procédés, a félicité le préfet Michel Cadot. La gestion des déchets n'est pas un domaine réservé aux grands groupes, nous avons la preuve qu'il y a de la place pour des PME innovantes dans les métiers de l'environnement ».
Sodicome
(Saint-Gilles) Président : Philippe Le Hannier 26 salariés CA 2013 prévisionnel : 2,5 M€ 02 99 64 82 64 www.sodicome.com