C'est le 24décembre 1979 que la première fusée Ariane s'est élancée de la base de Kourou en Guyane. Un événement historique pour l'industrie spatiale française et européenne, et notamment pour les équipes de la SEP (société européenne de propulsion) qui avait hérité dix ans plus tôt des activités propulsion du LRBA (laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques) de Vernon. Devenu division moteurs de Snecma en 1997, le site vernonais travaille depuis l'origine des programmes spatiaux européens à la conception des moteurs qui équipent les différents étages de la fusée. En trente ans, 1.100 moteurs Vikings qui équipaient les lanceurs Ariane 1 à Ariane 4 ont été produits sur le site normand ainsi que 200 moteurs HM7 (qui assurent la mise en orbite) et 50 Vulcain. Et au total, ce sont 277 satellites qui ont ainsi pu être mis en orbite, soit près de 800t embarquées.
Le Vinci dès 2016
Une performance qui valait bien la visite en janvier dernier à Vernon du P-dg de Snecma Philippe Petitcolin, venu fêter dignement l'événement sur un site qui travaille désormais à l'élaboration du moteur du futur, le Vinci. Développé depuis 2000, le programme, confirmé par l'agence spatiale européenne (ESA) en 2008, attend désormais un engagement budgétaire européen définitif prévu pour 2011 pour une mise en service probable dès 2016.
G.D.
Présente à Vernon depuis 1969, la division moteurs de Snecma (ex-SEP) travaille aujourd'hui sur le futur moteur Vinci du lanceur Ariane 5.