La crépidule, c'est ce coquillage en forme de berlingot qui est présent à foison dans les fonds marins des côtes bretonnes. Une société cancalaise, SLP, s'était lancée dans sa valorisation, dès 2008. Sa démarche innovante, pourtant soutenue par différents partenaires, a finalement dû arrêter son activité. SLP (Slipper Limpet Processing) a été mise en liquidation le 2 août.
Trop peu de contrats signés
Sur les six contrats majeurs que devait signer SLP pour vendre ses produits et assurer l'avenir de l'entreprise, un seul avait abouti, de l'autre côté de l'Atlantique. Les habitants du continent américain apprécient en effet particulièrement le coquillage, que SLP avait réussi à valoriser en trouvant une solution industrielle pour le décortiquer à froid. Une innovation qui avait même séduit des fonds d'investissements, puisque SLP avait levé 850.000 euros entre 2014 et 2015. Sa coquille, elle, était proposée par SLP pour l'amendement agricole (grâce à ses propriétés calciques) ou dans la fabrication de matériaux de travaux publics. Mais l'entreprise, qui enregistrait en 2015 une perte de 570.700 euros pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 189.000 euros, ne pouvait plus faire face à ses difficultés financières.
Le dernier mot n'est pas dit...
Fondée par Pierrick Clément, Hervé Thomas et Hervé Boucher-Doigneauet, SLP emploie une douzaine de salariés. N'ayant pas trouvé de repreneur, le liquidateur judiciaire va maintenant évaluer la valeur des actifs. Leur vente pourrait intervenir d'ici à fin octobre, selon une source proche du dossier, pour qui « il reste des choses à faire avec la crépidule, mais il faut revisiter le modèle ».