Durant l'été, un bâtiment de 620m² a été livré zone du Prat à Sigmaphi. Il est doté d'outils industriels permettant la fabrication de nouveaux aimants supra conducteurs, capables de travailler par une température négative de 270º. Le nouvel équipement représente 700.000euros d'investissements pour le spécialiste des aimants à destination des accélérateurs de particules. Ici, dans une bâtisse lumineuse de sept mètres de haut se fabriquent désormais des pièces de cinq mètres pouvant peser jusqu'à 30 tonnes. Des éléments au service de centres de recherches, laboratoires et grands industriels mondiaux.
Deux autres bâtiments d'ici à 2015
Sigmaphi mise sur l'innovation et cette nouvelle activité pour assurer son avenir. «Ce bâtiment est dédié au nouveau produit que nous avons conçu en recherche et développement», précise Jean-Luc Lancelot ajoutant que: «plus de trois millions d'euros de commandes ont été signés en 2010». D'ici à 2015, Sigmaphi investira à nouveau dans la construction de deux autres bâtiments. Au total, 2.000m² accueilleront stockage, magasin, expédition et contrôle des mesures. Ce qui portera le site vannetais à plus de 4.500m² de bâtiment couvert.
Dix nouveaux recrutements
Pour assurer la conception et la production de ces nouveaux produits, un plan de recrutement a permis l'embauche de 20 personnes depuis un an. Dix autres collaborateurs sont amenés à intégrer l'entreprise d'ici à l'été 2012. Des profils techniques et aussi scientifiques. «Nous sommes en train de doubler le chiffre d'affaires et devrions parvenir à 13 ou 14millions d'euros d'ici trois à quatre ans», assure le P-dg. Argumentant que son marché de base se porte plutôt bien et que les développements en Asie sont porteurs. En effet, la succursale créée au Japon fin 2009 se positionne déjà sur un marché mûr.
Une présence aux États-Unis en réflexion
«Les États-Unis et le Japon sont les deux plus gros marchés mondiaux en matière de centres de recherche», continue-t-il. Alors qu'en France il ne se construit aucun nouveau projet d'envergure, Sigmaphi suit à la trace les projets américains et japonais. D'ailleurs, le dernier contrat signé concerne un gros laboratoire outre-Atlantique. Ce qui engage une réflexion logique quant à une implantation sur place. «Nous devons être physiquement là-bas», assure le P-dg. «Mais j'attends une opportunité. Je souhaite y racheter une entreprise comme la nôtre, quoique sur des savoir-faire scientifiques et techniques complémentaires.» La bouteille à la mer est lancée, mais l'homme manque de temps pour se consacrer à ce projet de croissance externe. La priorité est d'absorber la croissance interne. De changer les habitudes et les méthodes en valorisant l'intégration des nouveaux collaborateurs sans oublier les plus anciens. «L'humain, ce n'est pas toujours le plus facile à gérer», conclut Jean-Luc Lancelot.
Le défi A Vannes, Sigmaphi franchit un cap. Un programme d'investissements sur cinq ans doit permettre à l'entreprise d'absorber sa croissance et de préparer l'avenir.