Siège de la CCI régionale : Brest met la pression
# Conjoncture

Siège de la CCI régionale : Brest met la pression

Les Brestois veulent accueillir le siège de la future CCI régionale.

Le silence des textes permet toutes les possibilités, et pourquoi pas l'implantation à Brest du siège de la future chambre de commerce et d'industrie régionale. Une option que Jacques Kuhn, le président en fin de mandat de la CCI de Brest et Frank Bellion son probable successeur, soutiennent avec vigueur. Si la loi précise que la circonscription de cette CCI est la région, elle n'en fixe pas le siège et laisse le soin à l'État de le décider par décret, après avoir demandé l'avis des sept CCI bretonnes. Pour mettre en avant leur légitimité, les Brestois invoquent deux raisons: d'une part le poids économique, au sens de l'activité des trois chambres de commerce du Finistère, par rapport à l'ensemble de la région. «Le Finistère, c'est à peu près la moitié des volumes d'activités et des personnels des CCI de Bretagne. Le centre de gravité avec les expertises associées se situe ici, et notamment à Brest, 1ère CCI de Bretagne selon ces critères», avance Jacques Kuhn qui affirme avoir obtenu le soutien des deux autres présidents des CCI du Finistère. Avec ses ports en gestion et son aéroport, Brest se situe dans le top 10 des CCI françaises pour son budget d'exploitation. Frank Bellion candidat unique à la succession de Jacques Kuhn relève le «déséquilibre fort» entre ce poids et la pesée économique qui attribue 15 sièges aux Finistériens à la CCIR, dont 6 pour Brest. Un chiffre calculé à partir du nombre d'entreprises du ressort de la CCI, le nombre de salariés dans ces entreprises et le montant de l'impôt levé. L'aménagement du territoire, c'est l'autre grand argument des Brestois pour réclamer le siège de la CCIR. Cette décision serait pour eux l'opportunitéde «mettre les actes en conformité avec les mots, notamment sur l'équilibre de la Bretagne, son aménagement du territoire et son projet métropolitain bipolaire», détaille le courrier adressé le 20octobre au préfet de Région.




«Pas contre Rennes mais avec Rennes»

«Il ne s'agit pas de faire une proposition contre Rennes mais avec Rennes», souligne Frank Bellion qui va rencontrer prochainement le candidat rennais. La transformation de la CRCI en CCIR se fera progressivement et sa cinquantaine d'emplois resterait toutefois à Rennes. «Brest se positionne plutôt pour accueillir les nouvelles fonctions transverses de la CCIR, comme la direction des ressources humaines ou le volet financier.»

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