Sica : 2011: «Une année à oublier»
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Sica : 2011: «Une année à oublier»

Agroalimentaire Entre la bactérie E.coli et l'arrêt des travaux de sa station, la Sica a connu une rude année, malgré des bons chiffres sur le bio, par exemple.

«2011 était l'année des 50 ans. Mais à part ça, il n'y a pas grand-chose à retenir», déplore Jean-François Jacob, le secrétaire général de la Sica de Saint-Pol. Pour la coopérative agricole, les mauvaises nouvelles se sont en effet enchaînées. Dernière en date, l'arrêt de la construction de la plateforme de Saint-Pol-de-Léon. Le 25novembre, il a été ordonné, en référé, par le tribunal administratif de Rennes, suite à une plainte de riverains. Une décision qui «remet en cause tout le reste du projet de 100millions d'investissement», indique Jean-François Jacob. Prévue pour le 30mars, l'audience sur le fond a été reportée à début avril*.




Diversification «réussie»

En ce qui concerne l'activité à proprement parlé, l'année n'a pas non plus été simple. Le chiffre d'affaires est en baisse. Il s'élève à 212M€, alors que la coopérative affichait 250M€ en 2010. Au printemps, l'épisode de la bactérie E.coli a fait chuter les ventes de légumes. Plusieurs étant mis en cause tour à tour, comme la tomate ou le concombre. «Cela nous a fait beaucoup de mal. Le marché de la tomate a été particulièrement difficile. Une année noire». Pour la tomate en vrac, par exemple, la baisse du chiffre d'affaires a été de 22% (4,9M€). Même baisse pour le chou-fleur (35M€ de CA), qui représente toujours le premier des légumes de la Sica (22% du chiffre d'affaires en 2011 contre 26% en 2010).




Le poids des filiales

Cependant, le bilan n'est pas aussi sombre pour tous les légumes. «Le Romanesco est en progression de 25%», cite Pierre Bihan-Poudec, le président. L'export, en général, a été source de revenus pour l'ensemble des produits. La diversification a également permis d'augmenter le chiffre d'affaires. «Le divers (légumes anciens, jeunes pousses, mâche, courge, etc.) pèse désormais 32% de notre chiffre d'affaires». La production de gamme bio est, elle, en hausse de 27% (1,84M€ de CA). «Il représente 3 à 6% des volumes, selon les produits. Cela monte jusqu'à 20% pour le brocoli.» Et si le résultat de l'entreprise est en baisse de 3%, c'est aussi parce qu'il a été impacté par les investissements lourds et les filiales lancées ces dernières années. Agrival, pour la valorisation des coproduits pour le nutraceutique, le pet food ou les cosmétiques, est encore en phase de "recherche et développement". L'équilibre est visé à trois ans et les premières commercialisations sont attendues au second semestre 2012, «selon autorisations», avec une entreprise de Saint-Brieuc. La Sica, via Agrival, travaille aussi sur la valorisation des algues vertes en partenariat avec les entreprises Olmyx, Morgère, PRP Technologies, et le groupe Cristal dans le cadre du programme "Ulvans". «C'est une mise en commun de moyens. Des travaux ont démarré pour une capacité de stockage en froid négatif de 12.000m².»

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(Saint-Pol-de-Léon) Président: Pierre Bihan-Poudec 1.500 producteurs adhérents 212M€ de chiffre d'affaires 02 98 69 07 10 *À l'heure où nous bouclons cet article, l'audience n'a pas encore eu lieu.

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