«Mon rêve, c'était de faire la synthèse entre le monde économique, des entreprises, et celui de la culture. D'après moi, bien commercer, c'est connaître la culture de l'autre.» Fort de cette volonté, le fondateur de Si tous les ports du monde, Loïc Frémont, par ailleurs directeur du théâtre de Saint-Malo, a réuni une partie de la soixantaine d'adhérents du réseau (en provenance de dix pays différents) qui croient eux aussi en ce rêve. C'était le mois dernier à Cadix, en Espagne, pour une AG exceptionnelle. L'objectif de l'association est de promouvoir les échanges culturels et économiques entre les acteurs de ces deux univers, de prime abord opposés, mais complémentaires. Depuis trois ans la présidence est tournante. Cette année, c'était au tour de José Loaiza Garcia, le président de la députation de la province de Cadix. «Nous arrivons à une étape clé du développement du réseau. Maintenant que nous avons stabilisé le nombre de membres, il faudra maintenant bâtir des projets concrets mêlant à la fois l'économie et la culture», confie Jean-Luc Blot, vice-président de la CCI de Saint-Malo. Le débat, durant ces trois jours, était surtout de savoir quelle direction donner au réseau. La jeunesse y joue de plus en plus un rôle fondamental car les projets actuels des ports du monde lui sont consacrés. «Les étudiants sont des forces de frappe exceptionnelles pour entretenir des collaborations avec l'étranger», affirme Laurence Lambert, directrice des relations internationales à l'ESC Rennes. Depuis l'année dernière, le réseau soutient des jeunes entre 18 et 25 ans qui ont un projet intéressant à mener dans la région portuaire où il se trouve dans le cadre de son programme "les Compagnons des ports du monde". Une aide au voyage est donnée et au retour les jeunes compagnons doivent réaliser un rapport d'expérience. Cinq étudiants devraient partir l'année prochaine dans ce cadre-là. D'ailleurs, comme l'an passé à Sonderborg (Danemark), une Summer School se tiendra à Dinard du 12 au 21juillet en partenariat avec l'ESC Rennes. 20 jeunes y participeront et devront notamment travailler en anglais sur un projet innovant durant 10 jours. L'idée est d'en faire un projet pilote "labellisé" qui pourra être décliné dans différents pôles géographiques du réseau. D'autre part, Michel Menny, président du groupe Sofisme, a tenu à rappeler le rôle de «"facilitateur" du réseau, de médiateur, ce n'est pas un acteur économique en tant que tel.» Tous s'accordent sur ce thème, «les Ports du monde sont là pour mettre en relation des hommes et des femmes, ensuite c'est à eux d'agir», résume le communicant rennais Jacques Delanoë. De multiples projets sont encore à l'étude et certains devraient voir le jour dès cette année, comme un portail Internet.
www.sitouslesports dumonde.com
International Après plus de dix ans d'existence, le réseau Si tous les Ports du monde fourmille toujours autant de projets.