L'avenir de l'automobile en France passera sans doute aussi par des associations entre constructeurs. À Hordaing, l'usine Sevelnord en est l'illustration. Après la fin du pacte PSA-Fiat, le site va bénéficier d'une nouvelle alliance avec Toyota Motor Manufacturing France, l'usine japonaise distante de quelque 15kilomètres. Objectif: construire ensemble un nouvel utilitaire. Pour les salariés, la flexibilité entre en ligne de compte. Indispensable. Les forces syndicales l'ont bien compris si elles veulent contribuer à pérenniser l'emploi (3.600chez TMMF dont 3.020CDI; 2.300 chez Sevelnord). «Il est évident que la flexibilité sera un atout essentiel pour les constructeurs. C'est un projet important pour Toyota qui ne proposait pas de véhicules utilitaires dans sa gamme», soutient Benoît Chambon, DRH du site valenciennois. Toyota a déjà l'expérience d'une joint-venture, en Tchéquie.
Plus de flexibilité
«Le fait de travailler avec Sevelnord, retenu par le groupe comme le site du véhicule utilitaire, est une très bonne chose pour nous localement, se félicite-t-il. Des employés ont, dans leur famille, des personnes qui travaillent déjà pour les deux sites. Il y a une prise de conscience collective sur le fait qu'il fallait faire face à des marchés très fluctuants. Avec Sevelnord, c'est presqu'un copié-collé de ce que nous faisons déjà, comme les heures supplémentaires en équipe. Notre accord va amener de la flexibilité à Sevelnord. C'est un travail qui a été mené conjointement.»
G.B.