Services aux entreprises : L'ère du "facilities management"
# Immobilier # Conjoncture

Services aux entreprises : L'ère du "facilities management"

Entretien des bureaux, des sites de production, des espaces verts mais aussi gardiennage, restauration... Tout peut s'externaliser. Et ce qu'on appelait avant services généraux est aujourd'hui regroupé sous le terme générique de "facilities management".

Même l'administration s'y est mise et les plates-formes de marchés publics croulent sous les appels d'offres. L'externalisation, qui contribue à la bonne marche de l'entreprise dans une compétition globale chaque jour plus féroce, est devenue la règle. Maintenance des installations, génie climatique, entretien, hygiène et propreté, restauration, espaces verts, gestion immobilière: l'entreprise préfère se concentrer sur son coeur de métier et déléguer à d'autres les mille et une tâches de la vie quotidienne. Que le personnel dédié intervienne désormais en interne ou en externe.




Le poids de l'entretien

Illustration - entre autres - de cette tendance lourde: le secteur de l'entretien, de la propreté et de l'hygiène. Selon la Fédération des entreprises de propreté (FEP), ce seul secteur a pesé l'an dernier 11,021milliards d'euros, la France se situant au deuxième rang européen en termes de chiffre d'affaires, juste derrière l'Allemagne. Jusqu'à présent, le secteur était en progression constante avec 2.000 entreprises créées chaque année. Mais pour la première fois, une baisse de 2% du nombre de créations d'entreprise a été enregistrée entre2008 et2009. Une baisse que la FEP met au compte de la conjoncture avec moins de surfaces à entretenir en raison de la première crise financière mais aussi du coût du travail en France qui constitue «un véritable frein à la création d'emplois par rapport à d'autres pays de l'Union européenne.» Reste que ce secteur qui a su profondément évoluer ces dernières années, notamment dans le domaine social et de la formation professionnelle, est resté globalement très dynamique lors de la dernière décennie. Au point de compter quelques pointures: plusieurs patrons de ce secteur figuraient l'an dernier au classement des 500premières fortunes françaises avec Daniel Brandebourg (101esur 500), sa part dans l'entreprise étant valorisée à 495millions d'euros ou encore Louis Renier (ONET, 117e/500) à 420millions d'euros. La tendance plus nouvelle est l'apparition des sociétés de "facilities management" (FM), un concept né dans les années 1960 outre-Atlantique. Apparu en France au milieu des années 1980, ce terme a d'abord été utilisé pour qualifier les opérations d'externalisation de l'informatique des entreprises. Jusqu'aux années 2000 où lui a été préféré - pour ce domaine - le terme d'infogérance.




Gestion globale des biens

Pour faire simple et en s'appuyant sur la traduction littérale du terme "facilities", c'est la gestion globale de ce qu'en France on appelait jusqu'alors les services généraux. Le "facilites management" regroupe sous l'autorité d'un opérateur unique - le "facilities manager" - la gestion globale des biens, services et activités supports nécessaires à l'exercice de l'activité principale dans un objectif d'optimisation du rapport qualité/coût. Le "facilities management" se pratique autant en interne qu'en externe, avec des prestations multitechniques (gestion des fluides, des énergies, maintenance des installations, gestion immobilière) et multiservices (standard, hôtesses, gardiennage,etc.). Le secteur - dont le marché potentiel se calcule en milliards d'euros - compte des poids lourds comme Vinci facilities, Sodexo, Eiffage, à côté d'une myriade de PME qui tentent simplement parfois d'ouvrir leur métier de base à des activités annexes pour mieux répondre à la demande de leurs clients.

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