Seedbees : Le Tupperware 2.0 lève plus d'1,3million d'euros
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Seedbees : Le Tupperware 2.0 lève plus d'1,3million d'euros

Social commerce Créé par quatre associés dont deux Nordistes, le nouveau réseau de vente à domicile révolutionnaire finalise une nouvelle levée de fonds.

Ils sont les nouveaux mousquetaires du «social commerce», hybride entre le e-commerce et les réseaux sociaux. Les quatre associés trentenaires, fondateurs de Seedbees en janvier dernier, entendent révolutionner la vente à domicile en fédérant une communauté via le web. Les spécialistes du secteur les qualifient déjà de «Tupperware 2.0». Au placard les codes de la vente à domicile restreinte à un cercle fermé!




«Premier social commerce» Avec Seedbees, tout le monde peut non seulement devenir vendeur, mais inviter ses amis, les amis de ses amis et aussi ses voisins de quartier géolocalisés. En plus, chacun peut organiser sa vente chez soi, chez quelqu'un d'autre ou dans un lieu neutre. On peut vendre du vin un jour, un canapé un autre jour... Le vendeur devient multiproduits. Sa gestion (invitations, factures...) est automatisée. Le produit, lui, est vendu «au même prix ou moins cher que le web». Où est le loup? «Croire qu'une autre vision des relations commerciales est possible», selon Bertrand Legrand. C'est lui qui a eu l'idée de Seedbees. Ce médecin de 34ans encore en activité dans un quartier sensible de Tourcoing s'est associé à son beau-frère Stéphane Deseine, ex-manager de Generali et Nordiste lui aussi. Le P-dg de Seedbees, Édouard Monthiers, n'est autre qu'un ami, formé à l'ESCP comme Alexandre Vannier, spécialiste web et quatrième larron de l'affaire. «Nous sommes le premier vrai social commerce», indique le quatuor. Un hybride entre eBay, Ventesprivées, Tupperware... Ensemble, ils finalisent ce mois-ci un nouveau tour de table qui devrait porter à quelque 1,3million d'euros le total des fonds levés par Seedbees. «Nous avons fait un premier tour de table personnel de 400.000€ en 2011», explique Bertrand Legrand. Familles et amis avaient ajouté 350.000€ et un nouvel associé 100.000€. Le nouveau tour devrait se boucler à 200.000€. Le quatuor envisage déjà une prochaine levée de fonds à hauteur de deux millions d'euros. Le développement web coûte cher... «Nous avons démontré que nous étions capables de créer le système avec un ERP compliqué. Les plus grands de la VAD viennent nous voir.»

1.500vendeurs à recruter Tout l'enjeu est maintenant de «recruter» les vendeurs. «Nous avons 1.500postes à pourvoir cette année dont 367 déjà acquis, se targue Bertrand Legrand. Et nous voulons être le numéro un à 5ans, avec 300.000vendeurs à l'international.» Un vendeur à domicile classique gagne en moyenne 100€ de revenus mensuels complémentaires. «Avec Seedbees, on espère pouvoir les amener à 200, voire 300€», annonce celui qui veut remettre les abeilles («bees») au travail. En trois mois, Seedbees a conquis 4.200acheteurs, membres inscrits. Troisième pan de la communauté Seedbees: les entreprises. Ce sont elles qui alimentent le système. Seedbees leur offre un nouveau canal de distribution, moyennant un ticket d'entrée de 4.000 € et sa marge de 10 à 20% (10 à 25% pour le vendeur). Elles sont une soixantaine à avoir signé à ce jour. «Chaque mois, il nous en faut dix de plus, ainsi que 50vendeurs, note Bertrand Legrand. Nous sommes mandataires des entreprises qui ont accès au consommateur final grâce à nous.» Et même celles qui ont leur propre réseau de vendeurs à domicile peuvent bénéficier de Seedbees. «On fournit nos outils.» Ce commerce d'avenir devrait peser «plusieurs millions d'euros». Seedbees indique pouvoir atteindre le seuil de rentabilité dans 12mois, avec un millier de vendeurs.

Géry Bertrande

Seedbees
(Paris-Lille) P-dg: Édouard Monthiers 7salariés www.seedbees.com

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