Son marché est mondial. Il s’inscrit dans la chaîne de valeur du semi-conducteur. Et c’est bien par l’international que la société bretillienne Secure-IC compte se développer dans les prochaines années. Fournisseur de solutions complètes de cybersécurité pour les systèmes embarqués et les objets connectés, cette société fondée en 2010 par Hassan Triqui navigue dans un secteur en pleine croissance. "Nous vivons dans un monde où de plus en plus d’objets sont connectés. Par exemple dans l’automobile, l’énergie, la transmission numérique. On se doit donc de les protéger", appuie le fondateur de l’entreprise basée dans le quartier de ViaSilva à Cesson-Sévigné. Elle y emploie une grande partie de ses 150 collaborateurs, les autres étant installés sur 8 sites dans le monde. Secure-IC dispose en effet d’une présence à Paris, d’un pôle R & D au Maroc, mais aussi de filiales à Singapour, Tokyo, Shanghai, Taïpei, dans la Silicon Valley à San Francisco et plus récemment en Belgique. L’entreprise bretonne y avait réalisé une opération de croissance externe en reprenant l’activité sécurité de la société Silex Insight fin 2022. Cette marche à l’international est loin d’être terminée.
Ouverture d’un bureau en Corée
"Nous voulons consolider nos équipes, notamment en vente et support aux ventes, aux États-Unis, où nous aurions besoin de 4 nouvelles personnes, et à Shanghai avec deux recrutements", estime Hassan Triqui. Cette année, Secure-IC ouvre également un bureau en Corée. "Nous sommes dans une logique de concentration sur différentes zones géographiques et fonctionnons par plaques : Asie du Sud-Est, Asie du Nord, Chine et États-Unis. Il nous faut à chaque fois un industriel du semi-conducteur et de la cybersécurité", explique le dirigeant. Secure-IC travaille ainsi actuellement avec une vingtaine de pays et réalise 75 % de son chiffre d’affaires (non communiqué) à l’international.
Aller "titiller" les Américains
Et parce que la sécurité embarquée est en fort développement, il compte "multiplier ce chiffre d’affaires par trois d’ici à trois ou quatre ans. Demain, la sécurité vaudra plus que le "device" (les appareils)." Alors, pour remporter plus de parts de marché, Secure-IC, qui greffe sa technologie dans les composants, mise sur ses 250 brevets déposés. "Nous avons toutes les fondations scientifiques et techniques pour devenir le numéro un mondial de la sécurité embarquée. Notre objectif est d’aller titiller les Américains, qui sont nos principaux concurrents et le marché numéro 1", indique le dirigeant breton.
Doubler les effectifs
Pour se donner les moyens de ses ambitions, Secure-IC recrute. Il s’en est d’ailleurs offert la capacité à la faveur d’une levée de fonds de 20 millions d’euros réalisée il y a deux ans. Depuis, il a pu déjà augmenter ses effectifs de 50 %. "Dans trois ou quatre ans, nous devrions être 300, précise Hassan Triqui. Cette année, nous recherchons 40 personnes notamment dans la R & D et la finance".