Le dossier intéresse Brittany Ferries qui s'est mise sur les rangs de la reprise de Sea France en 2009. Avant toute opération de rachat, la compagnie calaisienne doit toutefois se restructurer. Après plusieurs mois de dialogue entre direction et syndicats, l'accord qui prévoit la suppression de 482 emplois a été conclu en décembre. Jusqu'au dernier moment, la CFDT a fait planer la menace d'un renvoi devant le tribunal de commerce, avant qu'une consultation des salariés vienne approuver un plan de survie que la direction de SeaFrance (1.050 salariés; 180 M€ de CA) a réussi à faire entériner après plus d'un mois de méditation. Des mesures d'accompagnement spécifiques ont été mises en place pour favoriser les départs volontaires. «Les accords de productivité doivent intervenir début février», précise Vincent Launay DG adjoint au pôle opérations. «Les personnels effectueront 132 rotations de 24heures par an soit 6 de plus qu'auparavant. Cet effort de cadence ne doit enlever en rien la qualité de nos prestations.» Dans l'espoir de voir la fin de la dégradation du trafic transmanche, le rythme de 224 traversées par semaine devrait être maintenu.
Après plusieurs mois d'un dialogue tendu et un épilogue à suspens entre la direction de Sea France et le syndicat majoritaire, un accord qui prévoit la suppression de 482 emplois a finalement été conclu.