Une situation financière satisfaisante. C’est ce que relève la chambre régionale des comptes des Pays de la Loire dans un rapport d’observation à propos de la CCI du Mans de la Sarthe. Sur une période allant de 2008 à 2013, les magistrats notent le respect des prévisions budgétaires de l’institution qui emploie 238 salariés en 2013 pour un budget de 23 millions d’euros. Toutefois, la chambre des comptes souligne une augmentation des charges de fonctionnement de 1,8% sur la période d’examen, contre 1,1% sur les produits, ce qui pourrait avoir des conséquences à terme sur sa capacité d’investissement.
Frais de réception
Pointés du doigt également, les frais de déplacement et de réception de la CCI. La chambre des comptes note « une certaine désinvolture » dans leur gestion. En effet, le contrôle a permis de relever « dans certains cas, l’absence de l’objet du séjour et de l’identité des personnes bénéficiaires. Les noms des invités des membres élus y sont parfois manquants et une partie des repas aurait dû être comptabilisée en frais de réception, et non en frais de déplacement. » Un manquement qui pourrait être « financièrement préjudiciable » à la chambre de commerce.
Inquiétude sur la formation
Avec 53% du budget de la CCI dédié à la formation, la chambre des comptes a examiné en détail les finances de l’ensemble de ses écoles et instituts. Il ressort que « l’EGC (Ecole de gestion et de commerce), l’ISCAM (Institut supérieur du commerce automobile du Mans), l’EPCRA (Ecole professionnelle du commerce des réseaux automobiles) et l’ISIALM (Institut supérieur d'ingénierie d'affaires-Le Mans), n’équilibrent leurs comptes que grâce à la contribution reçue des services, alors que d’autres dégagent des pertes, comme l’IPI (Institut supérieur de promotion industrielle) ou le Village Grand Ouest. » Seuls deux établissements, l’ESCRA (Ecole supérieure du commerce des réseaux de l'automobile) et l’EPMECA (Ecole préparatoire au monitorat de l'enseignement de la conduite automobile), ressortent dans le vert, notamment grâce à la taxe d’apprentissage.