Le Mets (Marine Equipment Trade Show) s'est tenu à Amsterdam du 17 au 19novembre. Sur place, la délégation française était nombreuse, avec 110 exposants (plus les entreprises visiteuses), dont une quinzaine de Bretons. Accompagnées dans cette démarche par la Chambre régionale de Métiers et de l'Artisanat de Bretagne, les entreprises qui tenaient un stand ont pu rencontrer d'autres acteurs du monde du nautisme, et particulièrement des petites entreprises, à qui s'adresse ce salon. Objectif de ce déplacement coûteux (10 à 15.000 € par entreprise), «développer et entretenir son réseau, en faisant connaître son savoir-faire, ses avancées, ses projets, indique Florence Saintilan, chargée de mission export à la Chambre régionale de métiers. Les petites structures qui ont un savoir-faire peuvent se positionner par rapport à de grosses entreprises. C'est aussi une vitrine pour ces artisans: ils y étaient et ça va se savoir, car le milieu du nautisme est très fermé».
Connaître l'état du marché
Les artisans ont donc pu démontrer, durant trois jours, qu'ils sont peut-être fragiles car petits, mais donc aussi très flexibles. «Le milieu des ?voileux? est très volontaire, ajoute Florence Saintilan. Ils s'accrochent toujours pour rester dans la course. Ils se tiennent au courant de l'état du marché. Par exemple, il faut savoir que la Pologne est un marché qui fonctionne très bien dans le nautisme». Pour s'afficher à l'international, les entreprises présentes auront compris qu'il ne faut pas lâcher sa prospection, et être innovant, «sans se disperser», conclut Florence Saintilan.
Une quinzaine d'entreprises artisanales se sont rendues le mois dernier à Amsterdam. Objectif: participer au salon professionnel international des équipements pour la navigation de plaisance, le Mets.