Saint-Grégoire : Anne et Renan Begueret vont transformer la Robiquette en Halles
# Commerce # Investissement

Saint-Grégoire : Anne et Renan Begueret vont transformer la Robiquette en Halles

A Saint-Grégoire, aux portes de Rennes, le couple Begueret reprend une institution, La Robiquette, pour la transformer en restaurant et bar lounge moderne. Ouverture des "Halles Saint-Grégoire" en janvier 2017.

Ils recommencent une vie de jeunes créateurs. La cinquantaine passée et le commerce dans la peau, Anne et Renan Begueret se lancent seuls dans l'aventure entrepreneuriale, légitimes après avoir été à l'école Le Duff pendant onze années (enseigne Del Arte cédée à l'été 2015). Le couple n'a rien à prouver, si ce n'est qu'il est capable de recréer et d'animer un lieu de vie convivial, à son image. Un « pari ».




2,3 M€ investis

Leur coup de coeur s'est porté sur la Robiquette, véritable institution rennaise à proximité immédiate du pôle commercial Grand Quartier, à Saint-Grégoire. L'enseigne deviendra « Les Halles Saint-Grégoire » en janvier 2017, après quelques mois de travaux et 2,3 millions d'euros d'investissements. La démolition débute ce mois-ci. De l'ancien hôtel-restaurant, il ne restera que la coque et aucune chambre. À la place, à l'étage, des salons privatifs, pour des déjeuners d'affaires, séminaires ou comités de direction, donnant sur la grande salle ouverte en contrebas. Elle proposera 110 couverts sur un total de plus de 200 places. Un lieu moderne et tendance, design et confortable, « pour conjuguer tradition et innovation ». Ce qu'a traduit l'architecte Xavier Mezenge, basé à Pacé. Bénéficiant d'un atout - sa licence IV - l'endroit aura aussi son bar lounge pour une offre de matinales « café + » et d'afterworks autour de tapas. Une nouvelle terrasse viendra aussi agrémenter l'ensemble. Renan Begueret veut travailler les codes du luxe à des prix abordables, sans être élitiste, aussi bien dans l'assiette que dans le verre. La carte des Halles, volontairement « courte » pour « consommer moins mais mieux », proposera des formules autour de 17 euros. Le chef est en cours de recrutement, pourquoi pas un jeune talent à qui donner sa chance d'ailleurs. Une jeune pâtissière formée à l'école de la gastronomie Ferrandi Paris est déjà dans les starting-blocks, car le duo Begueret veut régaler les bouches sucrées et en faire un argument marketing.




20 CDI à créer et un chef à recruter

L'effectif total devrait avoisiner les 20 emplois, « tous en CDI et majoritairement à temps plein », insiste Renan Begueret qui veut s'inscrire dans la durée, y compris avec ses salariés qu'il imagine en deux brigades pour faire vivre le lieu tout au long de la journée et en soirée. « Je veux élargir les instants de consommation, nourrir la marque, augmenter le temps d'occupation des sols ! » À ses yeux, il n'y a rien de plus frustrant pour un restaurateur que de réaliser 80 % de son business en quatre heures.

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