Safran fait atterrir sa nouvelle usine de freins carbone dans la Plaine de l’Ain
Le groupe français Safran (100 000 salariés ; 27,3 Md€ de CA) a choisi le parc industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA) pour implanter sa future usine de production de freins carbone pour l’aéronautique. Annoncée fin juillet, cette nouvelle usine de 30 000 m², hautement automatisée, vise la neutralité carbone dès son démarrage. L’investissement se monte lui à 450 millions d’euros avec la création d’une centaine d’emplois à son ouverture à horizon 2030. 250 emplois pourraient être créés d’ici 2036. Ce projet marque un tournant stratégique pour le groupe, déjà présent dans la région sur six autres sites employant plus de 2 500 salariés au total. Située à proximité du campus aéronautique d’Ambérieu-en-Bugey, la nouvelle usine viendra compléter le dispositif de production mondial existant de Safran Landing Systems à Villeurbanne (France), Walton (États-Unis) et Sendayan (Malaisie). Elle devrait permettre au groupe d’accroître progressivement sa production pour atteindre une augmentation de 25 % en 2037.
Le marseillais Sesterce investit 450 millions d’euros à Valence
La start-up marseillaise Sesterce (60 salariés ; 20 M€ de CA), qui produit et loue des capacités informatiques pour l’apprentissage des IA, va investir 450 millions pour déployer d’ici 2026 un data center nouvelle génération au sein du parc d’activités Rovaltain à Valence, dans la Drôme. Un montant qui ne concerne que la première tranche du projet global qui devrait atteindre "1,8 milliard d’euros en intégrant le coût des serveurs", a indiqué le cofondateur de Sesterce Youssel El Manssouri.
Un projet mystère d’Amazon en Auvergne-Rhône-Alpes
Dans le cadre du sommet Choose France, Amazon a annoncé un plan d’investissement de plus de 300 millions d’euros en France avec à la clé la création de plus de 1 500 emplois en CDI dans les années à venir. L’enveloppe sera partagée entre le Centre-Val-de-Loire et la région Auvergne-Rhône-Alpes où le géant américain prévoit de construire une agence de livraison. Le lieu de l’implantation et le nombre d’emplois créés n’ont pour l’heure pas été révélés. À noter qu’Amazon est présent en Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2010 et compte à ce jour plus de 1 100 salariés en CDI répartis sur 4 sites logistiques : Montélimar (Drôme), Satolas-et-Bonce (Isère), Saint-Priest (Rhône) et Annecy (Haute-Savoie). Un cinquième site devrait voir le jour en 2026 à Colombier-Saugnier (Rhône).
Limagrain projette d’investir 200 millions d’euros dans ses infrastructures
Quatrième semencier mondial et coopérative agricole détenue par 1 300 agriculteurs, Limagrain (9 600 salariés ; 2,5 Md€ de CA) projette d’investir 200 millions d’euros sur la zone agro-industrielle d’Ennezat dans le Puy-de-Dôme dans les 3 à 4 ans à venir. 60 millions d’euros sont déjà actés pour reconstruire et moderniser deux installations de stockage : un silo pour le maïs destiné à la consommation humaine et un autre pour les semences. Les 140 millions d’euros restants devraient être affectés à la rénovation de son usine de semences. Limagrain espère une subvention de Bpifrance qui pourrait monter jusqu’à 10 millions d’euros dans le cadre de France 2030.
Le danois Rockwool va investir 100 millions dans son usine puydômoise
Dans le cadre du sommet Choose France, le danois Rockwool a annoncé un investissement de 100 millions d’euros pour son usine de Saint-Eloy-les-Mines (600 salariés), dans le Puy-de-Dôme. L’enveloppe doit permettre au fabricant de laine de roche pour l’isolation d’électrifier deux lignes de production toujours alimentées avec du coke, un dérivé du charbon. Cet investissement doit permettre au groupe danois de renforcer son ancrage local et sa compétitivité environnementale.
Le centre d’échange de Lyon-Perrache entame sa mue
La Métropole de Lyon a lancé début 2025 la 2e phase des travaux de transformation du centre d’échanges de Lyon-Perrache. Baptisé "Ouvrons Perrache", ce chantier colossal de 25 750 m² de surface plancher devrait mobiliser près de 200 millions d’euros d’investissement. 140 millions d’euros seront portés par le groupement de promoteur Apsys et Quartus qui avait remporté l’appel d’offres en 2022. La Métropole apportera 32,8 millions auxquels il faut ajouter 6 millions de la SPL et 4 millions de Sytral Mobilités. Objectif ? Réintégrer la gare dans la ville et surtout "faire évoluer sa vocation pour développer l’intermodalité dans la région, accroître les capacités de transport e commun et offrir de nouveaux services qui confortent l’attractivité de la presqu’île lyonnaise", explique la Métropole. Alors qu’environ 100 000 voyageurs journaliers passent par le centre d’échanges aujourd’hui, ils seront 200 000 tous modes de transport confondus dans les années 2030.
Neyret investit 20 millions d’euros pour suivre les marchés du luxe à la trace
Engagé depuis 5 ans dans une stratégie de développement autour des étiquettes intelligentes, le fabricant stéphanois de rubans, étiquettes et accessoires textiles Neyret (1 200 salariés ; 50 M€ de CA) a posé en février 2025 la première pierre de sa nouvelle usine de 6 000 m², implantée à La Fouillouse. Un investissement de 20 millions d’euros qui sera entièrement dédié à la traçabilité unitaire des produits de luxe et des produits textiles. Cette nouvelle usine intégrera toutes les nouvelles technologies de traçabilité : RFID, NFC, QR Code, marquage laser ainsi que toutes les plateformes digitales et différentes techniques d’impression numérique textile développées par l’ETI stéphanoise. Elle abritera également un centre de formation monté en partenariat avec Chanel.
La station de Valloire lance un plan de 130 millions d’euros pour accélérer sa diversification
La société d’économique mixte de Valloire, chargée d’exploiter le domaine skiable savoyard du même nom a lancé en février dernier un plan stratégique de plus de 130 millions d’euros sur dix ans, pour soutenir la pérennité du ski, tout en préparant sa diversification. Un premier investissement de 17 millions d’euros pour une nouvelle télécabine a vu le jour l’hiver dernier. Mais c’est surtout sur les activités hors ski et l’attractivité à toutes les saisons que l’accent sera mis. À commencer par la rénovation de la base de loisirs, au printemps prochain et le développement des infrastructures VTT.
Iveco Group injecte 100 millions d’euros dans la décarbonation de ses véhicules
À l’occasion du sommet Choose France, Iveco Group (4 200 salariés en France) a annoncé un investissement stratégique de 100 millions d’euros dans l’Hexagone. Iveco France, la filiale française du constructeur italien, dont le siège et le centre mondial de R & D sont basés à Vénissieux, près de Lyon, mise sur cette enveloppe pour accélérer sur la mobilité durable. Ces 100 millions d’euros bénéficieront à plusieurs sites en Auvergne-Rhône-Alpes et principalement au site historique d’Annonay qui a vu ses effectifs passer de 1 300 à 2 100 salariés aujourd’hui. Ils serviront notamment à développer la future gamme d’autobus et d’autocars de la marque Iveco Bus, ainsi qu’une nouvelle génération de batteries. Avec cette annonce, les investissements cumulés d’Iveco Group en France atteignent près de 400 millions d’euros sur les quatre dernières années.
Poma investit 20 millions d’euros sur son siège isérois
Détenu par l’industriel italien Michael Seeber, le spécialiste du transport par câble POMA (1 650 salariés ; 520 M€ de CA) a annoncé lors du Sommet Choose France un investissement de 20 millions d’euros dans son siège social situé à Voreppe, en Isère. Un investissement qui vise à établir une nouvelle plateforme logistique dédiée au stockage et à la livraison de toutes les activités liées aux pièces de rechange. Cette initiative vise non seulement à mieux soutenir le marché français, mais également tous ses clients à travers le monde. De plus, un banc d’essai innovant de télécabine, à taille réelle, sera mis en place dans les installations de POMA à Voreppe, une installation unique au sein du groupe HTI. Elle permettra de tester les nouvelles avancées destinées aux applications touristiques, montagne et urbaines.
WFS s’offre un nouveau hub logistique à Lyon-Saint-Exupéry
Du côté de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, les grues s’activent à plein régime. WFS (30 000 collaborateurs, 2 Md€ de CA en 2024), géant mondial du fret aérien, s’apprête à poser ses valises dans une plateforme de 25 300 m². Développé par Prologis et em2c pour un montant de 52 millions d’euros, le futur hub français de WFS a été baptisé Aéroport de Lyon DC1. Conçue clé en main, la livraison est prévue avant l’été 2026, soit 18 mois après le lancement des travaux (décembre 2024). Côté emploi, plus de 300 postes directs et indirects sont attendus pour ce nouveau pôle stratégique de la chaîne logistique régionale.
Malerba engage un plan d’investissement de 37 millions d’euros
Spécialisé dans la fabrication de blocs-portes, le groupe familial Malerba (600 salariés ; 13 usines dans le Rhône et la Loire ; 284 M€ de CA) a engagé un plan d’investissements de 37 millions d’euros. 20 millions d’euros seront consacrés à la modernisation de trois de ses sites industriels : l’usine 8 basée à Cours (Rhône), l’usine 10 à Thizy-les-Bourgs (Rhône) et l’usine 11 à Montagny (Loire). Outre ses usines, Malerba modernise aussi ses entrepôts. Une plateforme logistique de 14 000 m² est en cours de construction à Thizy-les-Bourgs pour 7 millions d’euros. Le groupe attend aussi la livraison pour 2026 de son nouveau siège social de 4 000 m² situé à quelques centaines de mettre de la future plateforme logistique. 10 millions d’euros ont été investis pour la construction de ce nouveau siège certifié HQE Bâtiment Durable Construction.
L’ambitieux projet SCABB Valley porté par la famille Despinasse
Né en avril 2024 de l’union de deux clubs de basket de la Loire, Andrézieux-Bouthéon et Saint-Chamond, le SCABB ambitionne de monter en Betclic Elite sous trois ans. Pour diversifier ses revenus et atteindre un budget compatible avec des ambitions dans l’élite du basketball français, le club présidé par David Despinasse, co-dirigeant du groupe familial, (Despi, Brut Butcher, Destel) porte un ambitieux projet d’infrastructures baptisé SCABB Valley. Siège administratif et social, équipements ouverts sur l’extérieur (brasserie, salle de séminaire et amphithéâtre, etc.), centre de formation avec chambres et dortoirs), hôtel 3 étoiles, zone de loisirs… Ce projet porté intégralement sur fonds privés par la famille Despinasse pourrait mobiliser entre 15 et 20 millions d’euros. À la clé, la création de centaines d’emplois autour de l’Arena Saint-Etienne Métropole où le SCABB dispute ses matchs.
Carester construit une usine de recyclage de terres rares dans les Pyrénées-Atlantiques
Le lyonnais Carester a posé, le 17 mars, la première pierre de son usine de recyclage de terres rares à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques. Baptisée Caremag, cette usine est promise à devenir "le premier recycleur européen de terres rares et le plus gros producteur occidental de terres rares lourdes séparées". Elle recyclera 2 000 tonnes d’aimants et raffinera 5 000 tonnes de concentrés miniers par an à partir de fin 2026. 92 emplois y seront créés. L’investissement, lui, se monte à 216 millions d’euros. Carester a annoncé avoir sécurisé l’intégralité du budget grâce à un financement de 110 millions d’euros d’une société japonaise et d’une contribution de 106 millions d’euros de l’État français.
Mademoiselle Desserts investit massivement dans la Loire
Repris en octobre 2024 par le groupe suisse Emmi (9 000 salariés ; 4,4 Md€ de CA), le francilien Mademoiselle Desserts (2 000 salariés ; 420 M€ de CA) poursuit sa montée en puissance. Après avoir annoncé l’ouverture d’une troisième ligne de production au sein de son usine de Tincques, près de Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, le spécialiste de la pâtisserie surgelée a décidé de s’attaquer à son site de Renaison, dans la Loire, avec un investissement massif de "plusieurs millions d’euros". Investissement qui vise à accueillir d’ici fin 2026 trois nouvelles lignes de fabrication de brioches et beignets. Les ateliers et l’ergonomie des postes de travail seront au cœur du projet qui débouchera sur la création de 54 emplois supplémentaires.
Greenvolt investit 50 millions depuis Lyon pour conquérir le marché français
Le groupe portugais Greenvolt, spécialiste mondial des énergies renouvelables, accélère son développement en France avec le lancement officiel de sa filiale Greenvolt Next France à Lyon. À la clé un investissement de 50 millions d’euros pour conquérir le marché de l’autoconsommation solaire dans l’Hexagone et le projet de créer une centaine d’emplois directs et indirects en installant 125 MWc de capacité d’ici 2028. Greenvolt Next opère sur 12 marchés européens avec plus de 450 MWc de capacité signée, plus de 180 MWc installés, et un portefeuille de plus de 2 500 projets. Elle veut se positionner comme une plateforme paneuropéenne pour les clients B2B, entreprises et industriels.