Sabena : Six atouts que le Puma offre à Dinard
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Sabena : Six atouts que le Puma offre à Dinard

Aéronautique Vainqueur de l'appel d'offres pour l'entretien des Puma de l'armée de terre, Sabena Technics (groupe TAT) voit son site breton regonflé.

Sabena Technics du groupe familial français TAT (2.900 salariés) a remporté l'appel d'offres pour l'entretien de la centaine d'hélicoptères Puma de l'armée de terre, en France métropolitaine. C'est la base de maintenance historique sur le tarmac de Dinard-Pleurtuit (600 salariés) qui bénéficie de cette belle commande publique d'un montant maximum de 21,7 millions d'euros. De quoi redonner des couleurs à ce pôle d'excellence breton. Rencontre avec le directeur du site Philippe Delisle.




1. Une diversification « Le site Sabena Technics de Dinard n'a jamais reçu d'hélicoptère en maintenance, mais le groupe a une expérience dans le Pacifique. Le Puma à Dinard, c'est une vraie volonté de diversification de nos métiers. C'est une grande satisfaction de voir que les aéronefs français reviennent en France. Il était important pour nous de nous renforcer sur ces marchés étatiques pour combler une certaine baisse d'activité. Or, nous disposons d'outils industriels et de savoir-faire parfaitement adaptés. Le Puma est un type de produit, de la taille d'un avion régional, qui s'inscrit pleinement dans le site de Dinard. Cette diversification est une première étape. »

2. Des emplois pérennisés « Ce marché va employer 25 personnes à temps plein à Dinard. Nous essayons toujours d'avoir une adéquation entre les moyens dont on dispose et la taille de nos marchés. Dans le cadre de notre PSE 2012 lié à un plan de compétitivité, soldé en mars dernier, il y eu 96 départs mais aucun licenciement contraint. »

3. De la formation « C'est un challenge important pour nous, une autre technologie mais les compétences de bases sont identiques. L'entretien de ces aéronefs converge de plus en plus avec nos aéronefs civils. Nous avons réalisé une formation de quatre semaines avec Eurocopter et deux autres sont prévues dans les semaines à venir. Notre budget formation atteint régulièrement entre 3 et 7 % de la masse salariale. »

4. Du chiffre d'affaires en plus « Les marchés étatiques représentent aujourd'hui un tiers de notre chiffre d'affaires. Je souhaite que cette part monte encore jusqu'à atteindre 45 %. C'est important pour le site de Dinard et sa pérennité. Cela permet de renforcer notre savoir-faire sur les machines gouvernementales en France et en Europe. Nous avons déjà entretenu des avions de l'armée hollandaise sur notre site de Nîmes, du Cameroun à Bordeaux... À Dinard, nous entretenons 14 Casa 235 de l'Armée de l'air depuis 2002 et jusqu'en mars 2014, six Falcon 10 de la Marine depuis 2011 et, depuis 2001, six Mystère 20 de la DGA. »

5. Des investissements

« Pour le Puma, nous avons investi cette année 400.000 euros en matériel, hors formations. Il s'agit de moyens spécifiques et d'outillages. Chaque type d'appareil nécessite, par exemple, son lot d'échaffaudages. En 2012, nous avions investi 350.000 euros dans des moyens de tests pour des équipements électriques. Le marché des Puma prévoit d'entretenir jusqu'à quatre appareils en même temps, avec décapage et peinture et nous pouvons compter sur le support de nos sociétés soeur du site de Dinard : Hydrep (100 salariés) et Sabena Technics Painting (30 salariés). »

6. Des prochaines cibles... « Notre prochaine cible est le Falcon 50 de la Marine nationale : cinq à huit machines basées pour la plupart à Lann-Bihoué. Le résultat de cet appel d'offres sera connu en juillet 2014. Le prix fait bien souvent la différence. Il pèse généralement pour 70 %, mais l'offre technique et la qualité font le reste ! Nous avons su démontrer que Sabena Technics était capable de faire faire des économies de l'ordre de 30 % à l'État français grâce à notre gestion et à notre réactivité. »

Propos recueillis par Géry Bertrande

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