Le Conseil de surveillance du Grand Port Maritime de Rouen (GPMR) a approuvé vendredi 2 octobre le projet stratégique en élaboration depuis 2013. Une feuille de route qui prévoit un programme d'investisements de 270 millions d'euros sur une période de cinq ans.
Les collectivités, l'Europe et l'Etat dans le financement
Prévu pour s'étaler entre 2014 et 2019, le projet stratégique du GPMR avait pris du retard dans sa mise en œuvre en raison notamment de l'attente de la signature des contrats de plan régionaux (CPER) et interrégionaux (CPIER englobant l'Ile-de-France) qui se sont concrétisés au printemps dernier. Les autorités portuaires rouennaises confirment d'ailleurs "que les opérations les plus significatives sont inscrites dans les CPER et CPIER et bénéficient à ce titre d'une participation financière de l'Etat, de la Région Haute-Normandie, de la région Basse-Normandie, de la Métropole de Rouen, de l'Union Européenne et d'autres collectivités du territoire".
En attendant le retour des entreprises portuaires au Conseil de développement...
Le second point de blocage provenait quant à lui du Conseil de développement du port dont l'avis, favorable, n'a pu être rendu que le 10 septembre dernier après la nomination du maire (PS) de Rouen Yvon Robert à la présidence de l'instance; poste rendu vacant par la démission du titulaire un an plus tôt, Jean-Philippe Laillé (Rubis Terminal), démissionnaire ainsi que l'ensemble des représentants des entreprises portuaires pour cause de désaccords majeurs avec la municipalité de la ville concernant l'interdiction de la circulation des poids lourds sur les quais bas de la rive gauche de Rouen.
Objectif: 25 Mt de trafic en 2019
Dans le détail, le projet stratégique fixe pour ambition au port rouennais d'atteindre "un trafic maritime annuel d'au moins 25 Mt" à l'horizon 2019. Un scenario qui "s'appuie sur des hypothèses de consolidation des trafics historiques (céréales) et de développement de nouvelles filières". Les priorités restent l'amélioration des accès nautiques du port (projet déjà inscrit au précédent projet stratégique!), l'élargissement de l'hinterland "en favorisant les modes de transports massifiés" ou encore le développement d'une offre foncière "plus attractive".