Rouen : La CCI clame son «amour du territoire»
# Conjoncture

Rouen : La CCI clame son «amour du territoire»

La CCI rouennaise profite de la rentrée pour présenter son plan Ambition 2020. Vingt propositions pour un argumentaire de poids en faveur du territoire.

Changement de majorité ou pas, les milieux économiques régionaux ne lâchent pas la bride sur le projet de développement de l'axe Seine. Le rendez-vous consulaire prévu à la fin du mois à Versailles (Lire page5) sera l'occasion de donner le ton de la rentrée en présentant les premiers résultats des actions menées depuis la première réunion du genre qui s'était tenue en 2011, annoncent en coeur les CCI de la vallée de la Seine. De son côté, la CCI rouennaise n'a pas attendu pour mettre l'ouvrage sur le métier en adoptant en juin dernier en séance plénière un document élaboré par la Commission du développement du territoire (présidée par Marc-Antoine Troletti): le plan Ambition 2020. «Un temps fort de la mandature», explique le président de la CCI Christian Hérail qui ambitionne que cette contribution consulaire «participe à l'attractivité du territoire».




Les Rouennais, champions de l'autoflagellation!







Un territoire dont le document en question s'attache tout d'abord à caractériser les -nombreux!- atouts «en sortant des idées reçues», explique Marc-Antoine Troletti. «Le constat que nous faisons, c'est que les Normands et les Rouennais en particulier, sont les champions du monde de l'autoflagellation!» Syndrome d'un territoire «riche» dont la devise pourrait être: «pour vivre heureux, vivons cachés», lâche le chef d'entreprise. Mais à l'heure de la compétition entre territoire, il est grand temps, souligne l'élu consulaire, de changer d'état d'esprit. Le fleuve, la proximité de Paris, un tissu industriel varié, un commerce de centre-ville dynamique sont autant d'arguments dont il aimerait que les entrepreneurs locaux se saisissent pour «vendre» la ville à l'extérieur. En vingt propositions, la CCI argumente «sur ce que nous sommes et ce que nous voulons devenir», détaille Marc-Antoine Troletti. Des propositions «en cohérence» avec les positions déjà prisent par les collectivités locales, et notamment la Crea. «On n'a pas fait ce document pour se différencier. C'est au contraire une manière de pousser les élus locaux en leur disant que désormais le monde économique parle d'une seule voix, ce qui n'a pas toujours été le cas par le passé». Le président de la commission qui se félicite déjà que les collectivités se soient réappropriées l'industrie «qui était il y a quelques années encore absente des documents officiels». Une industrie qui est bien aujourd'hui au coeur des enjeux, même si l'élu consulaire met en garde une fois de plus contre les idées reçues: «le développement de l'industrie n'a pas pour but de créer de l'emploi mais bien de créer de la valeur. L'emploi, c'est la conséquence!» Reste maintenant à enclencher la belle dynamique. Une mission sur-mesure pour ce passionné qui clame haut et fort son «amour du territoire»!



Guillaume Ducable

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