Intérêts industriels et environnementaux font rarement bon ménage. Mais si la doxa actuelle veut que les écologistes sauvent le monde pendant que les industriels nous font étouffer sous leurs émissions polluantes, certaines évidences méritent toutefois d'être rappelées. Le redressement productif ne se fera pas sans nouvelles usines. Et le risque industriel et la pollution sont des réalités. Mais ces réalités sont prises à bras-le-corps par les entrepreneurs. Personne ne cautionne les agissements délictueux d'une société comme Editrans, fermée par décision préfectorale cet été. En revanche, l'accident industriel survenu le 5juillet chez Smurfit Kappa a été traité de façon rigoureuse et ne méritait pas les condamnations verbales de certains boutefeux. Les textes s'amoncellent sur le bureau des entrepreneurs pour respecter de nouvelles normes environnementales. La création d'un parc naturel marin sur l'Estuaire de la Gironde suscite déjà la méfiance de nombreux professionnels (Voir le Journal des Entreprises de mai). Et voilà que le vice-président de la Cub et maire d'Ambarès, Michel Héritié, souhaite stopper le développement de la zone industrialo-portuaire en faisant valoir les normes prévues dans la charte Natura 2000. Alors que le transport maritime est le mode le moins polluant, le voilà freiné dans son expansion au nom de la préservation de l'environnement!
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