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Retour des têtes de ligne avec Costa Croisières au départ de Toulon-La Seyne
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Retour des têtes de ligne avec Costa Croisières au départ de Toulon-La Seyne

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La compagnie Costa Croisières revient dans le Var, par la grande porte en choisissant de faire de la Rade de Toulon-La Seyne-sur-Mer sa tête de ligne. À partir du printemps 2025 et pour deux saisons, 3 500 passagers passeront chaque semaine par le port seynois.

Nathalie Bicais, maire de La Seyne-sur-Mer, Luigi Stefanelli, vice-président "monde" de Costa Croisières, Basil Gerts, président de la CCI du Var et Laurent Jérôme, président de l'Office de Tourisme Provence Méditerranée — Photo : Hélène Lascols

À partir du 16 avril 2025 et pour deux saisons, la compagnie Costa Croisières placera la rade de Toulon-La Seyne-sur-Mer sur la carte des nouvelles destinations "croisière" en Méditerranée. Mieux, le terminal seynois sera même tête de ligne avec 27 départs chaque dimanche. Une nouvelle, dont se félicite Basil Gertis, président de la CCI du Var et gestionnaire des ports : "Avec cette annonce, nous sommes au rendez-vous de notre mission première, qui est de générer du PIB et des emplois dans le Var", a-t-il souligné. Avant de rappeler que l’activité portuaire contribue à 1 500 emplois directs et que 2 300 emplois en dépendent. L’apport économique est substantiel et concerne les acteurs de la place portuaire, mais également les commerces, prestataires de tourisme ou de loisirs.

50 000 euros de retombées hebdomadaires

Le développement de la croisière n’est pas un axe nouveau pour la CCI du Var, tant les retombées sont importantes pour le territoire. "Un croisiériste dépense 24 euros en moyenne en escale. Mais avec Costa, notre territoire a la chance d’être tête de pont et cette dépense grimpe alors à 100 euros. Par ailleurs, 60 à 80 % des passagers disent vouloir revenir en vacances là où ils embarquent", détaille Basil Gertis.

Avec 3 500 passagers attendus chaque semaine, auxquels s’ajoutent 1 000 membres d’équipage dont la dépense moyenne avoisine les 20 euros, le développement du tourisme, à travers la croisière, représente "une formidable opportunité à saisir", souligne Nathalie Bicais, la maire de La Seyne-sur-Mer, qui veut inscrire son terminal parmi "les grands de la croisière en Europe."

Pour cela, il ne manquerait pas d’atouts : il est protégé des vents dominants, il est sécurisé par la présence de la Marine nationale, il peut accueillir les plus grands paquebots actuellement déployés en Méditerranée...

Une alternative sur le marché français

En choisissant La Seyne-sur-Mer comme tête de ligne, la compagnie Costa (plus de 200 destinations et plus de 40 000 collaborateurs) a souhaité "proposer une nouvelle opportunité de départ pour le marché français", rappelle Luigi Stefanelli, vice-président de la compagnie. Pour ce dernier, l’accessibilité de la destination constitue une vraie valeur ajoutée, également pour les clients français, "grâce aux connexions TGV, aux navettes Costa depuis Nice et Marseille ou encore la présence d’un parking adjacent au port." Enfin, les acteurs du port ont une certaine expérience de la gestion des flux : plus de 1,5 million de passagers embarquent à bord des ferries chaque année depuis la rade. En 2024, 150 000 passagers ont fait escale à Toulon ou La Seyne-sur-Mer, lors de 85 escales. Ils seront déjà le double en 2025, pour 110 escales.

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