Reprise - transmission : Recul du marché des cessions
# Conjoncture

Reprise - transmission : Recul du marché des cessions

Le nombre de reprises de fonds de commerce connaît une baisse constante dans le Morbihan. Une tendance qui est nationale et qui est liée à la conjoncture actuelle.

« Les reprises d'entreprises et de fait les cessions d'entreprises sont en baisse alors que paradoxalement il y a de plus en plus d'entreprises à reprendre. » Les propos d'Yves Le Mercier, conseiller entreprises au sein de la CCI du Morbihan se vérifient. En 2012, 770 reprises de fonds de commerce (commerce, artisanat, industrie (hors agriculture)) ont été enregistrées contre 815 en 2011. La baisse est donc de 5,5 % et la tendance est observée depuis 2009 où 896 opérations de reprises avaient été réalisées.




7.700 entreprises concernées

Dans le même temps de plus en plus d'entreprises sont à reprendre. Une étude prospective de la CCI de Bretagne met en évidence que 7.700 PME régionales, de 5 à 200 salariés, seront à reprendre d'ici à 2020. Au total, ces sociétés concernées représenteront 145.000 emplois. Et ce sont les secteurs du commerce (34 % des entreprises concernées) et celles des services (32 % des sociétés à transmettre). Le marché de la transmission souffre du contexte économique et d'un durcissement des conditions de financement. Afin de tordre le coup aux idées reçues et pour proposer un panel d'entreprises à reprendre, la CCI du Morbihan et la CCI Quimper ont organisé une journée commune autour de la reprise d'entreprise. « Cette manifestation a vocation à accompagner le repreneur en lui présentant les offres existantes, les modalités d'accompagnement, d'accès au crédit, etc. En un même lieu, les rencontres se font de visu », détaille Yves Le Mercier. Sur 200 entreprises ayant manifesté leur intérêt pour l'opération difficile de savoir quelles seront les suites données. Ces transactions sont de longues haleines et souvent discrètes. « Le marché du commerce communique plus quand celui des PME est plus souterrain. » Sur le marché de la transmission, la reprise se fait encore attendre.



Ségolène Mahias

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