Spécialisé dans la signalétique et l'enseigne, le groupe Semios, basé au Rheu, connaît une situation tendue, due à une conjoncture difficile. « Notre marché n'est pas en croissance, il faut faire de la résistance, constate Patrick Floren, le président de Semios. Heureusement, nous avons la force d'un groupe, avec des entreprises qui travaillent sur des segments de marchés différents. Certains cravachent donc dur pour soutenir ceux dont le marché s'écroule ». Depuis la création de la holding en 2012, le groupe est en effet composé de cinq entités : Insignis (Le Rheu), AS Enseignes (Noyal-sur-Vilaine), Signavision (Cesson-Sévigné), Lumiplastique (Guipavas, 29) et 44 Enseignes (La Chapelle-sur-Erdre, 44).
Marché national en difficulté
« Ce sont les marchés nationaux qui connaissent le plus une situation catastrophique, précise Patrick Floren, à la tête d'Insignis, qui a connu une baisse de 10 % de son chiffre d'affaires cette année (12 M€). Nous travaillons ici pour des réseaux commerciaux, et nous avons peu de commandes aujourd'hui dans ce marché national. Les sociétés qui travaillent en local s'en sortent mieux »... Insignis et AS Enseignes, qui travaillent essentiellement en national, souffrent donc plus que leurs petites soeurs Signavision (2M€ de CA en 2014 contre 1,5 M€ en 2012), Lumiplastique (même progression) et 44 Enseignes (1M€, reprise en 2012 par Semios à la barre du tribunal). « Malgré leurs efforts, le compte n'y est pas. Le résultat sera négatif en 2014 », confie Patrick Floren, qui a toutefois des solutions. « En période de vache maigre, il faut mutualiser, considère-t-il. Nous avions deux usines d'enseignes, à Noyal et au Rheu que nous venons de regrouper ».
AS Enseignes à Chartres
Les deux entités ne disposent plus que d'une seule plateforme industrielle, au Rheu, pour mutualiser les moyens « car la croissance n'est peut-être pas pour demain... Cela sécurise notre capacité de production et nos emplois. 15 salariés de Noyal nous ont rejoints au Rheu. » AS Enseignes va donc déménager à Chartres-de-Bretagne au 1er janvier prochain, avec ses autres salariés (15), bénéficiant de la fin de son bail à Noyal. De quoi faire des économies d'échelle et de loyer. « Nous allons maintenant nous concentrer sur l'action commerciale et trouver de nouveaux marchés », affirme Patrick Floren, qui mise aussi sur de la « vente additionnelle » chez ses clients actuels.
Président : Patrick Floren. 145 salariés. CA : 21 M€. 2013 : 400.000€. 2 99 14 97 97