Accompagnées par Rennes Atalante, cinq startups rennaises ont été primées par le concours national i-Lab : Cherry Biotech, ContentArmor, Microbs, Sweetch Energy et UnseenLabs. Elles reçoivent chacune entre 200.000 et 350.000 euros de dotation. De quoi permettre un bel effet levier pour, ensuite, débloquer des fonds, accélérer le développement de leur entreprise et recruter. A elles cinq, les startups rennaises vont avoir besoin de 5 millions d’euros.
Cherry Biotech, créée par Jérémy Cramer il y a deux ans, compte déjà 8 salariés et va en recruter trois ou quatre autres avant fin2016. Elle envisage également « d’ouvrir un bureau très rapidement aux Etats-Unis ». Cherry Biotech développe des produits de niche dans le secteur de l’instrumentation scientifique et des dispositifs médicaux, qui simulent le fonctionnement de certains organes. Une alternative par exemple aux essais réalisés sur animaux. L’entreprise cherche à lever 500.000 euros avant fin 2016, puis rapidement ensuite « plus d’un million d’euros », confie Jérémy Cramer.
ContentArmor, pourtant créée seulement en février, dispose déjà de près d’un million d’euros de fonds : 340.000€ apportés à la création par les 5 co-fondateurs, 200.000€ accordés par i-Lab, et 400.000€ déjà levés. La startup (9 collaborateurs) développe des solutions de tatouage des contenus vidéo (watermarking), qu’elle peut intégrer dans les flux compressés, et à des tarifs avantageux pour des clients de l’industrie cinématographique, les opérateurs de télévision payante…
Microbs, installée au Biopôle (2 associés et 3 salariés), développe et commercialise une solution de diagnostic microbiologique, à destination des industriels de la cosmétique, de la pharmacie ou de l’agroalimentaire. « Ce qui existe a besoin de 3 à 5 jours d’incubation. Notre solution peut être réalisée en une heure, pendant le processus de fabrication d’un produit, explique Johan Develon, d’un des fondateurs de Microbs. C’est un gain de temps énorme pour les industriels et notre marché est mondial ». Microbs doit encore affiner ses technologies, et aura donc besoin de lever « plusieurs millions d’euros en plusieurs fois, sur les 18 prochains mois ».
Enfin, Sweetch Energy, qui développe une nouvelle technologie destinée à produire de l’énergie par gradient de salinité, est en train de boucler sa première levée de fonds, de plus d’un million d’euros. Objectif : produire une énergie renouvelable continue au niveau des estuaires. Fondée par Bruno Mottet à Lorient, Sweetch Energy est en cours d’installation à Rennes, où elle va, elle aussi rejoindre le Biopôle.