François Huber (ci-contre) a un parcours de consultant indépendant à l'international et a travaillé dans l'industrie. Il rejoint le projet IonWatt, qu'il a trouvé « attractif » et crée la société en 2014, avec l'un des chercheurs qui a développé le produit (une batterie redox), Mohamed Taggougui. Au capital de la société : cinq actionnaires, dont la Satt Ouest-Valorisation (société d'accélération du transfert de technologies), les fonds d'investissement Go Capital et Emertec, et un actionnaire privé Pierre-Yves Divet.
Le projet
Il est le résultat de travaux de recherche menés dans les laboratoires de l'Institut des sciences chimiques de Rennes de l'Université de Rennes 1 et du CNRS, notamment par Mohamed Taggougui. L'idée est de stocker une grande capacité d'énergie (à la taille d'un conteneur !) dans cette batterie à forte autonomie, pour un parc photovoltaïque ou éolien par exemple. « À la différence de ce qui existe déjà, notre produit dispose d'un convertisseur à plus gros réservoir, explique François Huber. Un liquide passe dans le convertisseur, se transforme en énergie puis redonne de l'électricité ».
Les soutiens
IonWatt est hébergé dans un bâtiment de l'école de Chimie de Rennes, où elle loue un laboratoire. La SATT « Ouest-Valorisation » en accompagnant ce projet (soutenu par région Bretagne et l'UE) a permis à IonWatt de réaliser une première levée de fonds de 800.000 euros. De quoi lui permettre de mettre au point un prototype pour commencer la commercialisation de cet outil de gestion de l'énergie renouvelable.
Les perspectives
Pour l'instant, le système est en expérimentation et en construction. Le prototype de taille industrielle viendra prochainement. La structure devrait donc passer de quatre à sept salariés dès septembre, pour faire face aux opportunités qui s'ouvrent à IonWatt sur un marché mondial. « Nous visons les pays en fort développement, là où il y a des besoins, précise François Huber. Le marché est estimé à plusieurs milliards d'euros par an. Notre modèle n'est pas de créer une usine avec 300 personnes, mais de s'appuyer sur des partenaires pour la construction et la commercialisation de ce concept. »