Reichstett et l'or noir, cauchemar ou espoir?
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Reichstett et l'or noir, cauchemar ou espoir?

Après la consternation, l'action. Petroplus a annoncé en octobre dernier la fermeture de sa raffinerie de Reichstett, en l'absence de repreneurs. Conséquence directe: 253 emplois en passe d'être supprimés, sans parler de l'impact sur la constellation de sous-traitants indirectement liés au site. Pour sauvegarder coûte que coûte ce que d'aucuns considèrent comme un outil majeur de l'économie et de l'approvisionnement énergétique interrégional, une large mobilisation des élus, de l'Adira et de l'intersyndicale du site a permis au dossier d'atterrir sur les bureaux des ministères de l'Industrie et des Collectivités locales, et même de l'Élysée. Depuis janvier, l'Agence des investissements internationaux (Afii) est mandatée pour chercher un repreneur. On aimerait voir une fin à la General Motors pour la raffinerie. Mais beaucoup d'obstacles et d'incertitudes demeurent. Dans un contexte de crise des raffineries en Europe, encore aggravé par l'instabilité politique du Moyen-Orient, qui se risquera à investir sur ce site? Autour de quel projet? Les réflexions semblent s'orienter vers une reconversion autour du bioraffinage. Un projet de biocarburant 3e génération à base d'algues serait à l'étude... @email

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