Région Auvergne-Rhône-Alpes : Laurent Wauquiez donne le ton

Région Auvergne-Rhône-Alpes : Laurent Wauquiez donne le ton

Le nouveau président LR de région a fait adopter le principe du versement de 1,2M€ de subventions à l'ETI Aubert&Duval.

Le nouveau président LR de la région Laurent Wauquiez a annoncé jeudi 28janvier avoir fait voter et adopter en assemblée plénière une délibération donnant un accord de principe pour le versement d’une subvention non remboursable de 1,2M€ au spécialiste de la métallurgie de pointe Aubert & Duval. Cette filiale du groupe minier et métallurgique français Eramet emploi 4.800 personnes dont 1.500 en Haute-Loire. Laurent Wauquiez a indiqué que cette somme permettrait " d’aider Aubert & Duval à créer une nouvelle structure en partenariat avec Fives et Michelin ce qui pourrait générer entre 15 et 150 emplois ". Le nouveau président a indiqué qu’il demanderait des contreparties quand à la création d’emplois et sur le fait de faire travailler en sous-traitance des entreprises locales.

Jean-François Débat, président du groupe PS indique que les élus socialistes ont voté cette mesure proposée le jour même et qui ne figurait pas à l’ordre du jour. " Nous n’avons voté qu’un accord de principe puisque le dossier n’est pas finalisé, indique le maire de Bourg-en-Bresse. L’adoption de cette mesure interviendra en commission le 17mars prochain. Il n’y avait donc pas urgence, sauf pour faire un effet d’annonce. Par ailleurs nous l’avons voté car ce dossier était porté par la précédente assemblée (à majorité socialiste) d’Auvergne ". Il indique que son groupe demandera que la nouvelle entité régionale dispose, comme l’avait Rhône-Alpes, d’un cahier des charges précis fixant les critères d’attributions d’aides aux entreprises. " Il s’agit de traiter équitablement les entreprises " indique-t-il. Le groupe Rassemblement citoyen, écologiste, solidaire présidé par Jean-Charles Kohlhaas dénonce pour sa part cette subvention attribuée " à la filiale du groupe Eramet qui a distribué entre 2008 et 2013 plus d’un milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires, et réalisé un plan social entre 2014 et 2015 qui a touché plus de 200 emplois ". Fin 2014, une quarantaine de postes avaient été supprimés sur les sites des Ancizes et d’Issoire (Puy-de-Dôme), et une dizaine à Firminy (Loire).