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Récemment repris, l’imprimeur Atelier Fanik va diversifier ses clients et renforcer son industrialisation
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Récemment repris, l’imprimeur Atelier Fanik va diversifier ses clients et renforcer son industrialisation

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Gwenaël Kerleroux a repris l’acteur costarmoricain de la sérigraphie et de l’imprimerie Atelier Fanik. Pour développer la PME, l’entrepreneur va réorganiser et renforcer son outil industriel, diversifier les secteurs d’activité de ses clients et chercher plus de réactivité dans le domaine commercial. Objectif : faire progresser l’activité de 25 % en 5 ans.

Gwenaël Kerleroux a repris en mars 2026 la société costarmoricaine Atelier Fanik, spécialisée dans la sérigraphie et l’imprimerie — Photo : Matthieu Leman

Gwenaël Kerleroux a tout récemment repris la société costarmoricaine Atelier Fanik (13 salariés, 900 000 € de CA en 2025), spécialisée dans la sérigraphie et l’imprimerie. Les cédants, Annie et Philippe Nicolas, avaient créé la PME en 1988. Accompagné dans sa reprise par le réseau Entreprendre Bretagne, en particulier par Arnaud Blouin, dirigeant d’ADL Décoration à Dinan, l’entrepreneur a monté un plan de développement avec une première étape à trois ans.

Vers une plus grande industrialisation des process

"Le développement de l’entreprise passera par l’amélioration et l’industrialisation de nos process. Aujourd’hui, nous sommes encore à mi-chemin entre l’artisanat et l’industrie, constate Gwenaël Kerleroux. Le développement de la société s’appuiera sur l’optimisation de l’outil de production, de l’organisation, de l’ergonomie des postes de travail…" Pour mener ce travail, le Costarmoricain a établi un plan d’investissement dont le montant reste secret.

L’autre grand chantier de cette première étape concernera l’activité sérigraphie, qui représente 85 % de l’activité d’Atelier Fanik. Cette activité est principalement portée par le secteur de la cosmétique, qui pèse 65 % du chiffre d’affaires. Ses acteurs transmettent à l’entreprise costarmoricaine des contenants neutres pour y imprimer et sérigraphier leurs décors.

Le secteur cosmétique comme cœur de métier

"Si cette activité possède une activité plutôt soutenue, l’entreprise a quand même ressenti le coup de frein des exportations du secteur vers les États-Unis et la Russie depuis 2025, pointe Gwenaël Kerleroux. Le secteur de la cosmétique doit rester notre cœur de métier mais nous devons nous développer dans les autres secteurs pour lesquels nous travaillons déjà, comme l’agroalimentaire, pour le marquage de contenants de produits dangereux par exemple, et les accessoiristes, pour lesquels nous réalisons par exemple des gourdes de vélo."

Travailler l’ancrage local et la réactivité commerciale

La première phase de développement passera aussi par une plus grande réactivité dans le domaine commercial. Notamment dans l’activité imprimerie, qui produit des cartes de visite, lettres à en-tête, enseignes publicitaires, bulletins de vote et affiches pour les élections locales… "Nous devons être plus proactifs, souligne Gwenaël Kerleroux. Il s’agit de travailler notre ancrage local et danalyser les besoins saisonniers en matière d’imprimerie, afin de les proposer opportunément à tous les acteurs du bassin de l’Arguenon comme les campings, restaurants, clubs nautiques…"

Se diversifier ensuite vers la Défense et l’aéronautique

L’objectif de croissance d’Atelier Fanik, fixé entre 20 et 25 % dans les 5 ans par Gwenaël Kerleroux, passera par une deuxième phase de développement, qui visera principalement l’ouverture de l’activité sérigraphie aux secteurs de la Défense et de l’aéronautique. "Nous ciblerons le marché de la décoration des pièces d’aspect, comme les boutons de commande ou toute autre pièce nécessitant une décoration de qualité et une très bonne tenue dans le temps, anticipe l’entrepreneur. Nous devrons répondre à des normes différentes, ce qui nous fera passer dans une autre dimension."

Une croissance qui pourra être réalisée sur le site actuel, à Pluduno, puisqu’Atelier Fanik y occupe un bâtiment de 1 400 m² sur un terrain de 6 000 m², qui pourrait permettre de "pousser les murs".

Un entrepreneur passé par Mitsubishi Electric et Safran

Avant sa reprise d’Atelier Fanik, le professionnel âgé de 50 ans avait mené une carrière riche, entre développement industriel et ventes, de la Chine, à Singapour et la Bretagne. Après avoir fait les Arts et Métiers à Angers puis un DESS Certificat d’Aptitude à l’Administration des Entreprises à Rennes, il a passé une dizaine d’années chez le constructeur de téléphonie Mitsubishi Electric. Il est ensuite devenu responsable de la production d’une usine Safran (Sagem Mobiles) en Chine, avant de passer en 2009 dans une autre branche de l’entreprise française, Sagem Sécurité, notamment à Singapour de 2016 à 2022.

Lassé des grands groupes, où la perte de sens l’a guetté, il a alors intégré des clubs de création et de reprises d’entreprise comme l’association Cédants et Repreneurs d’Affaires (CRA) et le Club des Créateurs, Repreneurs et Entrepreneurs (CCRE), en Bretagne, "pour s’imprégner de l’écosystème de la reprise".

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