Le coup d'envoi de la saison 2012-2013 a été donné sur la pelouse lensoise. Si les sunlights médiatiques ont été plutôt tournés vers Lille et son Grand Stade qui aura coûté plus de 320M€, le RC Lens a dû lui résoudre une autre équation. Une gestion serrée Évoluant en Ligue 2, le club a vu son actionnaire majoritaire Le Crédit Agricole Nord de France rappeler un nécessaire resserrage des boulons. Gervais Martel, emblématique patron du RC Lens, n'est pas parvenu à racheter ses parts. Il a depuis démissionné mais reste actionnaire à hauteur de 20%. L'heure est donc à la rigueur. Le Crédit Agricole a fait appel à Luc Dayan (notre photo), ancien président du Losc, pour mener cette opération de rééquilibrage des comptes du club. L'actionnaire majoritaire a aussi rappelé son souhait de se désengager à plus ou moins long terme. En conférence de presse début juillet, Luc Dayan, spécialisé dans la remise à flots de clubs de football, a souligné «la nécessité de trouver dix millions d'euros», pour tenir un budget de 25millions d'euros. Un chiffre qui passe par la nécessité de réduire la masse salariale des joueurs et des administratifs. La vente de plusieurs professionnels, d'ici la fin du mercato fixé au 4 septembre, pourrait permettre au club de voir s'éclaircir son horizon. Un horizon qui a aussi comme composante la rénovation du stade en vue de l'Euro 2016. Un chantier qui se chiffre à 70M€. À la surprise quasi générale, Guy Delcourt, maire de Lens a annoncé «le dépôt du permis de construire avant le 15septembre». Une façon de renvoyer la balle à la Région. Si l'agglomération de Lens - Liévin prévoit d'intervenir à hauteur de 20M€, l'État également pour 12M€ et la Région engagée pour 25M€. Mais cette dernière n'a pas encore contractualisé avec le Crédit Agricole pour les 13M€ restants.
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