À qui ouvrir son capital?

À qui ouvrir son capital?

Entre business angels, holdings ISF, sociétés de capital-risque (SCR), fonds communs de placement à risques (FCPR), fonds commun de placement innovation (FCPI), fonds d'investissement de proximité (FIP), etc. Comment s'y retrouver?




On distingue globalement le capital-amorçage, qui finance les projets avant même le début de la production, le capital-risque, qui s'adresse à de très jeunes entreprises, dans les premières phases de leur activité, et, enfin, le capital-développement, qui permet aux entreprises de financer de nouveaux relais de croissance.




Comment cibler votre recherche?

Première étape: chiffrez correctement les ressources dont vous avez besoin, en tenant compte de leur évolution dans les années à venir. Si vous recherchez quelques centaines de milliers d'euros, mieux vaut vous adresser à vos proches (ce qu'on appelle communément le ?love money?) et à des business angels. Car les sociétés d'investissement qui misent de petits montants ne courent en effet pas les rues. Les business angels interviennent généralement en amont dans le processus de financement du projet, avant que celui-ci ne soit attrayant pour les professionnels du capital-risque. Ce sont majoritairement d'anciens entrepreneurs qui investissent leurs propres fonds à la recherche d'une forte espérance de gain. «Cette option est à privilégier en phase d'amorçage, soutient Christian Lattore (Levage de Capitaux), car les tickets d'entrée sont relativement faibles. Vous pouvez donc vous retrouver avec une dizaine de business angels pour une mise d'une vingtaine de milliers d'euros chacun.» Autre option pour des besoins similaires: l'ISF. «La loi Tepa a eu un effet bénéfique pour les start-up à la recherche de tickets de financement de 100 à 300 K€ et qui ont trouvé une réponse auprès des fonds ISF», affirme Isabelle Cornu, avocate chez Fidal Nantes. Qu'ils soient constitués sous forme de FIP ou de holdings, ces investisseurs sont à l'affût d'opportunités d'investissement d'autant qu'ils disposent de délais réduits pour injecter l'argent collecté dans les PME.