Promise advanced proteomics est une start-up grenobloise de biotechnologies qui a mis toutes les chances de son côté avant même sa création en août dernier. Pour commencer, la société est essaimée du laboratoire EDyP, plateforme d'étude de la dynamique des protéomes (l'ensemble des protéines) gérée par le CEA, l'Inserm et l'UJF. Ce laboratoire a développé une technologie et un brevet dont Promise a obtenu la licence exclusive. La technologie, basée sur la spectrométrie de masse, permet un dosage précis de biomarqueurs protéiques pour le diagnostic des maladies et la pharmacocinétique (l'étude de la distribution des médicaments dans l'organisme) au stade des essais cliniques. «Cette méthode permet ensuite de ?personnaliser? le traitement selon la maladie, par exemple le type de cancer, explique Nicolas Mouz, le P-dg de Promise. L'avantage de cette technique est de fournir rapidement une quantification absolue, exacte.»
Filiale de PX'Therapeutics
Mais être une start-up dans ce secteur pourrait se révéler une gageure. En effet, il s'agit d'atteindre des clients internationaux, qui sont soit des sociétés de diagnostic, soit des sociétés de développement de protéines à visée thérapeutique. Promise peut les approcher plus facilement car elle a été créée en tant que filiale de PX'Therapeutics (60 pers.; CA 2010: 4M€). Cette PME grenobloise, cofondée par Nicolas Mouz, fournit des services de développement de protéines recombinantes aux laboratoires de recherche académique et à l'industrie pharmaceutique. «Promise est une filiale par vocation naturelle de PX, estime Nicolas Mouz. PX utilise Promise pour tester ses protéines et, en retour, l'aide à développer ses standards. Il existe une vraie synergie entre les deux.» Au-delà des échanges techniques, la filialisation permet à Promise de faire porter les efforts administratifs et commerciaux par PX'Therapeutics et le CEA. Dotée d'un capital de 38.000€, Promise est en effet détenue à 51% par PX'Therapeutics, 20% par CEA Invest et 29% par le CEA. L'objectif est d'avoir à fin 2011 un premier chiffre d'affaires de 300.000€.
Collaboration avec les Laboratoires Pierre Fabre
«C'est un objectif réalisable, estime Nicolas Mouz. La technologie est bien perçue par nos clients potentiels. Et dès ce mois-ci, nous intégrons un projet prestigieux, Optimabs, labellisé Lyonbiopôle dans le cadre du 10e FUI.» Doté de 3M€ sur trois ans, dont 300.000€ pour Promise, ce projet est mené par le Centre d'immunologie Pierre Fabre, à Saint-Julien-en-Genevois. Nathalie Corvaia, directrice du centre, explique qu'elle cherchait «une TPE avec une technologie émergente à challenger. Dans le cadre d'Optimabs, on voit ce que la technologie de Promise donne et si ça marche, c'est gagnant pour tout le monde. Mais ça reste à prouver.» De leur côté, les Laboratoires Pierre Fabre apportent à Promise leur crédibilité scientifique et leur savoir-faire dans le développement d'anticorps. Nicolas Mouz estime que ce projet peut «être un moteur pour le développement de Promise».
Promise advanced proteomics
(Grenoble) P-dg: Nicolas Mouz Effectif: 1 (4 embauches prévues en 2011) CA prévisionnel: 300.000€ 04 38 02 36 59 claire.untereiner@ promise-proteomics.com