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Pro Urba accélère sa croissance et vise le statut d’ETI
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Pro Urba accélère sa croissance et vise le statut d’ETI

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Pro Urba, spécialiste de l’aménagement d’espaces de jeux et récréatifs, s’apprête à investir son nouveau siège social à Rillieux-la-Pape, aux environs de Lyon. Soutenue par Bpifrance, la PME lyonnaise vise un chiffre d’affaires de 34 millions d’euros en 2025 et prépare sa transformation en ETI, portée par son expertise dans les espaces aqua-ludiques.

Nouveau siège Osterode de Pro Urba — Photo : Pro Urba

Un toboggan de 12 mètres en guise d’issue de secours dans son nouveau siège d’Osterode, à Rillieux-la-Pape (Rhône). Pour Pro Urba (30 M€ de CA en 2024 ; 110 salariés), ce n’est pas un gadget mais un clin d’œil à sa raison d’être : aménager des espaces ludiques et sportifs pour les espaces urbains.

La PME lyonnaise vient d’investir 5,20 millions d’euros dans un bâtiment flambant neuf, au cœur du premier écoquartier de la Métropole de Lyon. Ses 5 000 m², que ses équipes occuperont fin 2025, intègrent panneaux solaires, récupération d’eau de pluie et matériaux biosourcés.

Accompagnée par l’accélérateur PME de Bpifrance depuis 2023, Pro Urba table sur une croissance de 10 % cette année, avec un chiffre d’affaires de 34 millions d’euros et prépare sa transformation en ETI, tout en restant détenue à 87 % par ses fondateurs et à 13 % par ses managers et salariés.

De la conception à la maintenance

Pro Urba s’est structurée pour proposer des projets clés en main, intégrant design, bureau d’études, force de vente, installation, et services via un réseau d’agences de proximité. En 2022, elle a pris le contrôle de l’atelier vosgien MCA (5 M€ de CA, 30 salariés), spécialisé dans la fabrication d’équipements, avec l’objectif d’en faire une manufacture à part entière.

" Aujourd’hui, les clients n’achètent plus directement aux fabricants : ils attendent des solutions hybrides qui requièrent des collaborations entre les différents opérateurs d'un projet ", explique Carole Marcou-Mathot, cogérante de Pro Urba avec son mari Gilbert Mathot.

Un savoir-faire créatif et différenciant

À Lyon, l’aire de jeux des Girondins derrière la gare de la Part-Dieu illustre cette approche : sol en liège, brumisateurs, mobilier paysager et végétalisation. À Lacanau, en Gironde, un camping a vu naître un espace de jeux « habité » par une étonnante famille d’écureuils en bois, tandis que des collaborations artistiques, notamment avec le stéphanois Guillaume Crédoz, apportent une touche unique aux réalisations. Et ce n’est pas tout. Son carnet de commandes inclut un projet de skate-park couvert au sein du quartier prioritaire Marcel Cachin (Seine-Saint-Denis) avec l’agence Ilex ainsi qu’une commande de la ville de Bordeaux pour le Parc Bordelais avec l’agence Exit. Budget : 900 000 euros. Et un aménagement pour l’île Ramier à Toulouse (Hérault), pour une enveloppe globale de 2 millions d’euros.

Bois, inox, acier, liège, mais aussi polycarbonate recyclé à partir de phares automobiles (grâce à la stéphanoise PIC-Post Industrial Crafts) : l’innovation passe aussi par les matériaux. " Nous n’avons pas de limites, sauf les normes ", insiste Carole Marcou-Mathot.

Des aires aqua-ludiques en plein essor

Espace aqua-ludique au PAL (Allier) — Photo : DR

Face aux épisodes de chaleur, les aires de jeux aquatiques séduisent un nombre croissant de collectivités. Conçues par la filiale Aqua Pro Urba, elles ont vu leur nombre bondir de 50 % entre 2024 et 2025, pour un total de plus de 3 000 aménagements. Une tendance portée par des partenariats solides avec des acteurs européens et nord-américains : City Box (Pays-Bas), Spielart (Allemagne) ou Vortex International (Canada).

Au-delà des équipements, Pro Urba revendique une vision : "Mieux vivre en ville, créer du lien entre habitants et inciter les jeunes à bouger." Une mission à la mesure de son ambition de croissance.

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