Privatisation de l'Aéroport Nice Côte d'Azur : Le voile se lève (un peu) sur les candidatures

Privatisation de l'Aéroport Nice Côte d'Azur : Le voile se lève (un peu) sur les candidatures

On en sait un peu plus sur les offres indicatives déposées le 12 mai à l'APE (Agence des participations de l'Etat) par les candidats au rachat des parts de l'Etat (60%) dans le capital de la société Aéroports de la Côte d'Azur, pilote des aéroports de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez.

Selon les informations de l'Agence Reuters, ils sont au moins trois. Pour le site La Tribune, ils sont plutôt sept à avoir déposé une offre indicative au rachat des parts détenues par l'Etat dans le capital de l'Aéroport Nice Côte d'Azur.
Parmi elles, on trouve, selon l'agence de presse, le consortium composé de la société d'investissement Meridiam et du groupe espagnol Ferrovial, ainsi que celui porté par Vinci allié à l'assureur Prédica et à la Caisse des dépôts. La société d'investissement Ardian pourrait être aussi de la partie. Tout comme l'assureur allemand Allianz, allié au fonds Global Infrastructure Partners, et le tandem Atlantia/EDF Invest.
La Tribune y ajouterait le consortium formé autour d'AviAlliance (gestionnaire des aéroports de Hambourg et de Budapest), évoqué par certaines sources.

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ADP recule
Si Reuters parle aussi d'offres attendues de Changi Airports (gestionnaire de l'aéroport de Singapour) et des fonds de pension canadiens Canadia Pension Pan Investment Board et Ontario Teachers'Pension Plan, sans toutefois préciser si elles concernent Nice Côte d'Azur ou Lyon Saint-Exupéry, l'autre aéroport en voie de privatisation, une chose est sure, ADP n'en sera pas. Le groupe a annoncé, le 2 mai dernier, qu'il ne déposerait pas d'offre sur Nice en raison du "contexte local" et de ses "critères de croissance externe". Il faut dire qu'élus et institutionnels azuréens étaient vent debout contre cette candidature. Christian Estrosi, en sa qualité de président de la Métropole Nice Côte d'Azur et de la Région PACA (actionnaires minoritaires avec 5% des parts pour chacune des collectivités), avait même menacé d'y mettre "un veto pur et simple", ADP faisant selon lui "peser une chape de plomb pour nous empêcher d'avoir des lignes directes dans nos aéroports".

Les offres indicatives ne constituent qu'une première étape du processus de privatisation de l'aéroport Nice Côte d'Azur. Celles qui seront retenues par l'APE pourront participer à un second tour et soumettre une offre ferme cette fois-ci avant la date butoir du 4 juillet. La décision devrait intervenir à la rentrée, et pourrait apporter dans les caisses de l'Etat de 1 à 1,5 milliard d'euros.