Prêt-à-porter : Deux marques locales accompagnées
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Prêt-à-porter : Deux marques locales accompagnées

Avec 11.000 établissements en Paca, pour 26.800 salariés et un chiffre d'affaires cumulé de 4,3milliards d'euros (dont 2milliards d'euros dans les Bouches-du-Rhône), la filière mode et textile fait partie intégrante du tissu économique local. Pour sa 7e édition, l'Institut Mode Méditerranée vient ainsi de mettre à l'honneur deux marques locales, dans le cadre de sa Charte des créateurs: D.Dikate et Rosemarie B.Deux jeunes pousses qui bénéficient d'une enveloppe de 20.000 euros chacune, ainsi que de l'accompagnement de professionnels confirmés du secteur.

«Les deux lauréates que le jury a décidé de mettre à l'honneur cette année ont été choisies sur la base de la vision prospective de leurs sociétés, à la fois sur le plan financier et sur le plan créatif», explique Maryline Bellieud-Vigouroux, présidente de l'Institut Mode Méditerranée. Quinze dossiers déposés, huit sociétés présélectionnées, quatre finalistes, et seulement deux lauréates: cette année encore, le processus de sélection des deux jeunes pousses qui auront la chance de bénéficier des 20.000 € alloués par la Charte des créateurs, aura été drastique. Un challenge d'autant plus important pour les créatrices récompensées qu'à cette enveloppe vient s'ajouter un véritable accompagnement, prodigué par des professionnels confirmés de la mode locale, sous la houlette de l'Institut Mode Méditerranée. Ainsi, durant deux ans - soit le temps de réalisation de quatre collections - Christina Sfez, de la société D.Dikate, bénéficiera du soutien de Michael Azoulay, créateur de la marque American Vintage, tandis que Rosemarie Blum, de la société RosemarieB., profitera des conseils de Jean-Brice Garella, P-dg du groupe éponyme, et par ailleurs président de la Chambre syndicale de l'habillement de Marseille. Des parrains qui saluent avant tout le parcours des jeunes créatrices. «Leur démarche est particulièrement courageuse, dans notre époque qui fuit trop souvent le risque», glisse ainsi Jean-Brice Garella. Pour Maryline Bellieud-Vigouroux, «il est formidable de voir des professionnels trouver naturel d'aider leurs confrères, qu'ils voient finalement avant tout comme de futurs partenaires. On élargit la famille...»

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