Présidentielle : Le président du Medef Bretagne prend position
Avis d'expert # Ressources humaines

Présidentielle : Le président du Medef Bretagne prend position

Président du Medef Bretagne prend officiellement position en vue du second tour de l'élection présidentielle du 7 mai prochain. Joël Chéritel dénonce le programme de Marine Le Pen (FN), "catastrophique pour l’emploi", d'après sa démonstration. Chiffres à l'appui.

Dans une tribune libre, Joël Chéritel, président du Medef Bretagne, a fait ses comptes et il critique vivement le programme du Front National (FN) en vue du second tour de l'élection présidentielle, qui voit le parti d'extrême droite opposé à Emmanuel Macron. Sans pour autant appeler à voter pour le candidat d'En Marche, Joël Chéritel entend d'abord répondre à une question économique de fond : « L'Union européenne, et plus précisément la zone euro, sont-elles responsables des difficultés économiques et sociales de la France ? »

« Rappelons que lorsque la France a un taux de chômage de 10 %, d’autres pays de la zone euro ont des taux beaucoup plus faibles et sont en situation de plein emploi : 3,9 % pour l’Allemagne, 5,3 % pour les Pays-Bas, 5,7 % pour l’Autriche. Ces pays ont su mener des réformes de fond pour, tout en préservant leur protection sociale, permettre à leurs entreprises d’évoluer dans un cadre juridique et fiscal plus favorable à la compétitivité et donc à l’emploi. À l’inverse, la France apparaît plutôt comme un pays de "l’Europe du sud", avec un taux de chômage proche de ceux du Portugal (10 %), de l’Italie (11,5 %), sans parler de ceux de l’Espagne (18 %) ou de la Grèce (23 %). Ces pays ont un point commun avec la France : des réformes notoirement insuffisantes et engagées trop tardivement.
Ces écarts considérables de taux de chômage au sein de la zone euro montrent que chaque pays est responsable de son destin, de sa situation économique et sociale. »

Produire et vendre en euros, tout en restant compétitif

« Les entreprises françaises paient aujourd’hui 100 milliards d’euros d’impôts, de taxes et de cotisations sociales de plus que leurs homologues allemandes. Dès lors, comment ne pas s’étonner que notre balance commerciale, différence entre nos exportations et nos importations, soit déficitaire de plus de 50 milliards d’euros quand celle de l’Allemagne est excédentaire de plus de 250 milliards d’euros ! La preuve que l’on peut produire et vendre en euros, tout en restant compétitif ! Si demain la France devait sortir de la zone euro, comme l’envisage Marine Le Pen, elle devrait honorer une dette publique de 2.100 milliards d’euros avec un franc qui serait immédiatement dévalué, faisant alors peser une charge considérable sur les Français, conduisant à une forte perte de pouvoir d’achat, à une contraction de la valeur de l’épargne de chaque famille, une baisse significative des investissements, amenant inéluctablement à la récession et à une forte hausse du chômage, de la pauvreté et de l’exclusion. »

Des solutions

« Les solutions sont pourtant entre nos mains : réformer la France, permettre aux entreprises, et notamment industrielles et agricoles, de recouvrer leur compétitivité, afin d’atteindre, comme les autres pays de la zone euro qui ont engagé les réformes, le plein emploi. Le chômage n’est en rien une fatalité ! Le retour au plein emploi passe par une France réformée au sein de la zone euro, une France apaisée qui reprend confiance et espoir dans son avenir, une France force de proposition aux côtés de l’Allemagne en faveur d’une convergence fiscale et sociale. Voilà ce qu’attendent les entrepreneurs ! Tout l’inverse du programme de Marine Le Pen qui se révélerait catastrophique pour l’emploi ! », conclut Joël Chéritel, président du Medef Bretagne. »

# Ressources humaines