Shred-it, qui se présente comme le leader mondial de la destruction de documents d’entreprises, vient d’inaugurer son agence de 1.300 m² à Mundolsheim. Sur ce site opérationnel depuis décembre dernier, « au cœur de l'Europe » selon les mots utilisés par Shred-it, la société a investi 250.000 euros. Cette somme a notamment permis d’y installer une ligne de broyage-recyclage de documents. Auparavant, en Alsace, Shred-it disposait seulement d’une agence sans ligne de broyage-recyclage et de quatre camions broyeurs. Cet investissement devrait s’accompagner, d’ici fin 2017, de trois à cinq embauches.
« Deux changements législatifs favorables à Shred-it »
Cet investissement et ces embauches, s’expliquent parce que les dirigeants de Shred-it s’attendent à ce que deux changements législatifs, l’un passé et l’autre à venir, dopent l’activité de leur société. « Le 25 mai 2018, le nouveau règlement général sur la protection des données de l’Union européenne contraindra toutes les entreprises à renforcer la protection de leurs données à caractère personnel » explique Nour Habita, directrice de Shred-it France. « Par ailleurs, un décret du 10 mars 2016 oblige ou va obliger les entreprises et les administrations publiques de plus de vingt salariés à trier leurs déchets, le papier en particulier » poursuit-elle. « Or, Shred-it, qui compte 170 agences dont neuf en France, est spécialisé dans la protection des données et dans le recyclage » met en avant Nour Habita. En France, le marché de la protection des données, par la destruction de documents, ne décollait pas » souligne-t-elle par ailleurs. « Souvent, les entreprises françaises ne se rendent pas compte que 98% de leurs documents sont confidentiels. Dans d’autres pays, les entreprises s’en préoccupent beaucoup plus » développe la directrice France de Shred-it. « En Angleterre par exemple, certaines entreprises payent même des étudiants pour faire les poubelles de leurs concurrents, à la recherche de documents confidentiels » illustre Nour Habita. « Suite à ces changements de législation, certaines entreprises préféreront peut-être détruire ou recycler leurs documents en interne. Mais employer du personnel qualifié pour cette tâche, est-ce vraiment rentable? » questionne Nour Habita. Une manière de souligner que l’offre proposée par Shred-it est plus intéressante...
20 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018 ?
D’ici 2018, Shred-it ambitionne ainsi de quasiment doubler son chiffre d’affaires, de 11 à 20 millions d'euros. Pour cela, six ouvertures d’agences comme celle de Mundolsheim sont également programmées.