Portalux : Le fabricant de portails dans les starting-blocks

Portalux : Le fabricant de portails dans les starting-blocks

Portalux, dernière née de Doitrand, le leader français de la fabrication et de l'installation de portails pour l'habitat collectif, a trouvé son modèle de distribution. Positionnée sur le marché des portails pour les particuliers, elle s'offre désormais des perspectives impressionnantes.

C'est un investissement de l'ordre d'1million d'euros que va consentir, cette année, l'entreprise Portalux implantée à Grézolles, près de Saint-Germain-Laval. Au programme: la construction d'un bâtiment de 1.000m² qui devrait être opérationnel avant cet été et l'acquisition de nouvelles machines. «Ces investissements sont nécessaires à notre croissance. Nous fabriquons aujourd'hui 300 portails par an. En 2012, nous en fabriquerons probablement 500. À terme, on cible une production de plus de 5.000 portails. Les portails Portalux étaient jusqu'ici produits dans les mêmes ateliers que ceux de Doitrand. Désormais, les deux entités sont séparées, même si les fonctions supports sont toujours mutualisées», annonce Luc Jouanjan, co-dirigeant de Portalux. Ces investissements viennent donc concrétiser une stratégie de croissance plutôt ambitieuse, développée à partir d'un système de distribution éprouvé depuis deux ans sur le terrain.




Diversification de Doitrand

La marque Portalux est née en 2003 du fruit d'une diversification du groupe Doitrand. À côté de ses 30.000 portes de garage, de ses 700 portails collectifs et de ses 1.500 portes automatiques, le groupe familial Doitrand (160 salariés; CA 2011: 30millions d'euros), poussé par la nouvelle génération et confronté à la saturation du marché de l'habitat collectif, a tenté l'aventure du particulier avec un produit innovant, un portail électrique "prêt-à-monter".




Des artisans commerciaux

Après avoir tâtonné plusieurs années, l'entreprise semble avoir trouvé ses marques. Entité juridique à part entière depuis 2010, Portalux attend une croissance de son chiffre d'affaires de l'ordre de 20%. Pour y parvenir, elle mise sur son nouveau système de distribution, plutôt innovant dans ce secteur d'activité. «Nous ne souhaitions pas passer par des revendeurs, avec leur propre enseigne. Ceux-ci commercialisent plusieurs marques, plusieurs produits. Nous n'aurions pas été maîtres de notre développement», explique Luc Jouanjan avant de détailler l'orientation choisie. «Nous sommes en train de mettre en place un réseau de distributeurs. Sur chaque zone, nous recrutons une personne qui a le statut de technico-commercial. Concrètement, ces salariés travaillent comme des artisans du bâtiment, la plupart sont d'ailleurs d'anciens artisans. Ils prospectent, se déplacent chez le particulier, établissent des devis, et installent si le client le souhaite». Et de résumer: «en clair, le salarié a tous les avantages de l'artisanat, comme l'autonomie par exemple, mais sans les tracas administratifs. Au siège, nous gérons la communication, les relances, les facturations...». Portalux dispose aujourd'hui de 7 technico-commerciaux. Le dirigeant de la PME souhaiterait avoir un commercial par département dans les 10 ans à venir. «Nous avons mis un certain temps pour mettre en place ce modèle. Le plus dur est fait. Aujourd'hui, la difficulté réside dans le recrutement de personnes correspondant à nos attentes».




Communication

À côté de cette force commerciale présente sur le terrain, Portalux mise sur un deuxième vecteur de commercialisation: son site internet. Là encore, la PME de Grézolles a expérimenté diverses formules. Elle a finalement jeté son dévolu, depuis novembre dernier, sur un site pédagogique, permettant au particulier de configurer son modèle et de demander un devis. La demande étant alors transmise au technico-commercial en charge de la zone en question.




Objectif: un chiffre d'affaires de 15millions d'euros

Pour lancer la machine et étayer cette stratégie de distribution en direct aux particuliers, Portalux a décidé de frapper un grand coup médiatique pour porter sa marque. Elle a édité son propre magazine. Dans le Puy-de-Dôme, le mois dernier. Sur Saint-Étienne, Lyon et Grenoble, dans les semaines à venir. Le coût de cette première phase s'établirait aux alentours de 10 à 15.000euros, un tarif que Luc Jouanjan, déçu par la publicité traditionnelle, juge attractif pour un magazine tiré à plus de 200.000 exemplaires. «Nous sommes des industriels. Notre objectif final est de fabriquer plus de portails. Ces différents investissements et recrutements devraient nous permettre à terme de produire plus de 5.000 portails par an, pour un chiffre d'affaires supérieur à 15millions d'euros», conclut Luc Jouanjan.

Portalux



(Grezolles) Dirigeants: Rolland Doitrand et Luc Jouanjan Effectif: 7 salariés CA 2011: 700.000euros www.portalux.com