Travaillant l’acier, l’inox et l’aluminium afin de modeler charpentes, châssis, passerelles, cuves, ou encore des convoyeurs, Polyform Concept Metal prend un nouvel essor depuis son rachat en 2019 par Thierry Lopin, ancien cadre de l’entreprise. Implanté depuis sa création en 1973 sur le site historique des Forges d’Inzinzac-Lochrist, son outil de production est en pleine reconfiguration pour développer une activité qui génère 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 35 salariés.
Un million d’euros d’investissement
C’est ainsi plus d’un million d’euros que Polyform Concept Metal investit afin de renforcer ses capacités industrielles. "Nous avons déjà procédé l’an dernier à la rénovation de nos locaux administratifs afin d’accueillir notamment un bureau d’études plus confortable, une salle de pause conviviale et des vestiaires séparés pour les hommes et les femmes", indique Thierry Lopin, dont la femme Rachel et les enfants William et Maëlla sont également engagés au sein de la société.
Des cages de Faraday pour la défense
Couvrant une surface de 100 mètres de long sur 30 mètres de large, l’atelier de production devrait recevoir d’ici la fin de l’année un pont roulant flambant neuf d’une capacité de 10 tonnes, en appui du pont existant de 7 tonnes. "Nous allons procéder d’ici l’an prochain à l’acquisition et à la réhabilitation d’une nef mitoyenne à celle que nous occupons, ce qui va porter à 6 000 m2 notre espace de travail et nous permettre d’installer une nouvelle cabine de sablage et de peinture", reprend Thierry Lopin.
Intervenant pour différents secteurs, de l’industrie agroalimentaire à la construction navale, en passant par l’automobile, Polyform Concept Metal est notablement reconnu dans la réalisation de cages de Faraday pour des applications de défense.
Une hydrolienne à rendement optimal
Sensible à la nécessité d’innover, le dirigeant de Polyform Concept Metal œuvre également depuis plusieurs mois au développement d’un nouveau type d’hydrolienne. S’appuyant sur le brevet d’un ingénieur lorientais, François Clément, il vise à fabriquer en série un modèle de turbine munie de panneaux horizontaux et pivotants, sorte de moulin à eau immergé et réversible. "À la différence des autres machines proposées sur le marché, ce système exclusif, permet de créer de l’électricité malgré une faible profondeur d’eau et dès que la vitesse du courant d’eau atteint 1 mètre par seconde, avance Thierry Lopin. Cette facilité de mise en œuvre permet d’envisager un rendement optimal dans une large variété de configurations." Après des premiers essais concluants, l’entrepreneur va instruire une phase expérimentale jusqu’à l’an prochain dans l'entrée de la rade de Lorient, à proximité du port de plaisance de Kernevel, avec le soutien de la Sellor, société d’économie mixte gestionnaire de l'équipement, ainsi que de la région Bretagne. L’hydrolienne Clément devrait être déclinée en deux versions, avec des largeurs respectives de 600 mm et 1200 mm, sur des supports fixes, mobiles ou flottants.