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Plan de relance : Patrick Devedjian veut concilier relance et maîtrise des dépenses
Le Havre # Conjoncture

Plan de relance : Patrick Devedjian veut concilier relance et maîtrise des dépenses

En visite à Rouen et auHavre le 22juin dernier, Patrick Devedjian, ministre chargé du plan de relance, s'est félicité des réalisations effectuées grâce aux crédits du plan de relance, et affirmé qu'il n'y a pas de contradiction entre relance et rigueur.

34,409milliards d'euros injectés dans l'économie pour 2009-2010, 1.500 chantiers pilotés par l'État, 15,9milliards d'euros versés aux entreprises au titre de mesures fiscales, 4,763milliards d'euros de prêts garantis par OSEO, 836.056 primes à la casse payées, plus d'un million d'embauches dans les TPE avec la mesure «zérocharges»... Au total, ce sont 88,5% des sommes annoncées par le gouvernement (soit 38,8milliards d'euros) sur la période 2009-2010 qui ont été investis par le plan de relance. Des résultats que Patrick Devedjian s'évertue à venir constater sur le terrain. Ainsi, le 22juin dernier le ministre s'est rendu au centre hospitalier spécialisé du Rouvray pour un projet de construction d'unité pour malades difficiles pour lequel le plan de relance investi 10M€. Il a également visité l'entreprise Toufflet à Petit-Couronne, bénéficiaire du soutien d'OSEO pour un prêt de 600.000€, puis Patrick Devedjian s'est rendu sur le chantier du Grand port maritime de Rouen pour lequel le plan de relance participe à hauteur de 4,5M€ (pour un montant total des travaux de 9M€).




Rigueur et relance La résidence de cent conteneurs-logements était l'objet de la visite du ministre auHavre. Un projet destiné à répondre à la problématique du logement étudiant auHavre pour lequel le plan de relance a apporté plus d'un million d'euros sur un coût total de 4,8M€, et sur lequel le ministre était au départ sceptique: «Au début, j'ai eu un mouvement de recul par rapport à ces conteneurs et je craignais pour la qualité des logements. Au final, c'est une vraie innovation et une piste à suivre pour mon département qui a aussi besoin de logements étudiants. Et puis, c'est un produit rapidement opérationnel qui pourrait trouver des applications en opérations humanitaires ou encore du logement d'urgence. La notion de coût est aussi très intéressante». Interrogé sur un probable plan de rigueur pour la rentrée, le ministre a déclaré ne pas voir d'opposition entre rigueur et relance: «L'État doit maîtriser ses dépenses publiques mais il a aussi besoin de réaliser des investissements pour soutenir la compétitivité du pays». Et de rappeler que le préfet de région a réorganisé ses services sur quatre sites: «Là où avant il y en avait dix-sept, sans abaissement de la qualité du service public, mais avec une économie de moyens importante. Ce sont des choses qui ne sont pas faciles à faire mais qui entraînent une meilleure synergie des services. Il faut distinguer la dépense de fonctionnement et d'investissement qui elle, crée un retour de la recette fiscale. À la fois la relance et la maîtrise des dépenses sont compatibles».

Sébastien Colle.

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